ZELAZEL Fatima

Thèse : "Les effets de l’internationalisation sur la formation dans les universités francophones depuis le milieu du XXème siècle"
Cotutelle sous la direction de Gilles Monceau (UCP) et Serge Jaumain (ULB)

Résumé de la thèse

En réponse à la globalisation et la mondialisation, les universités francophones développent des stratégies internationales dispersées. Ces institutions concilient la coopération entre partenaires sous le prisme des classements internationaux et l’attractivité des meilleurs étudiants et professeurs au sein d’un marché concurrentiel où la mobilité s’amplifie.
Les universités francophones s’adaptent à des normes-standards européens et internationaux, aux prescriptions normatives gouvernementales et aux défis de diversifier les ressources budgétaires.
Dans le contexte de l’internationalisation des universités francophones, cette thèse porte sur les effets normatifs, symboliques et culturels de l’internationalisation sur les cursus universitaires : la qualité de la formation et des programmes ; l’ingénierie pédagogique ; la cartographie des disciplines et la diplomation.
Pour expliciter les enjeux contemporains de cette internationalisation standardisée et concurrentielle des cursus universitaires, cette étude croise deux périodes historiques - les années 1930 et les années 2010 – via une analyse socio-historique.
Entre les deux grandes guerres, le mouvement d’internationalisation est similaire au niveau de mondialisation de notre époque. Dans un contexte de domination impérialiste puis de crise économique et la montée des régimes autoritaires, les universités participent au rayonnement intellectuel des nations et à un idéal pacifiste. Elles contribuent également à créer un universalisme de la société des nations dans un espace universitaire concurrentiel entre les espaces francophone, anglophone et germanophone. Les universités durant cette période des années 1930 sont des viviers de recrutement, d’attractivité et de formation des élites intellectuelles et politiques qui participent au progrès scientifique et social.
L’analyse diachronique de ces deux périodes de l’histoire des universités permet de mieux saisir l’évolution et la complexité des effets de l’internationalisation sur la formation.
A partir de la recherche analyse, cette thèse explore la construction et la mise œuvre des cursus de formation impactés par l’approche quantitative comme marqueur d’attractivité et de visibilité dans le paysage de l’enseignement supérieur international francophone. Elle soulève une réflexion sur les missions fondamentales de l’université à contribuer au sens et à la qualité de la formation.
En s’appuyant sur les concepts de l’analyse institutionnelle, cette étude emprunte également les méthodes de l’observation participante et des entretiens ethnographiques d’acteurs impliqués à différentes échelles institutionnelles dans les universités francophones

Domaines de recherche

- enseignement supérieur et de la recherche
- internationalisation
- francophonie
- cursus universitaires et mobilités des étudiants
- histoire et politiques publiques

Formation/ parcours universitaire

 

Parcours professionnel

- Vice-présidente des affaires internes et des relations internationales à l’université de Cergy-Pontoise
- Référente enseignante des relations internationales
- Conseillère pédagogique vie scolaire AEFE (agence pour l’enseignement du français a l’étranger)
- Coordinatrice et responsable de formation IUFM de Versailles
- Conseillère principale d’éducation dans les académies de Toulouse, Lille et Versailles

Financement

Thèse auto-financée.