Institut d'études avancées (IEA)

Les littératies

Dans le cadre du cycle thématique Éduquer et transmettre : quelle école demain ?, axe Littérature et enseignement

Journée d’études Notions en Questions en Didactique des langues (NeQ)

Vendredi 28 janvier (9h30-17)
Université de Cergy-Pontoise, site des Chênes 1, salle de conférences (plan d’accès)

Fidèle à la tradition des journées NeQ (Notions en Question), cette moûture 2011 interroge la notion de littératie(s), un concept élastique, pour l’essentiel emprunté aux travaux anglosaxons mais dont les passages transcontinentaux et d’une langue à l’autre, demandent d’en éclairer les emplois pluriels : nouvelles littératies, multilittératies, littératies plurilingues, plurilittératies, littératies visuelles, numériques, digitales, multimodales, littératies critiques…

Comme le notent les auteurs francophones du Dictionnaire de didactique du français langue étrangère et seconde (dir. J.-P. Cuq, Clé international, 2003) :

« le potentiel didactique de la notion de littératie, instaurant une forme de continuité de la connaissance des systèmes d’écriture à la construction des discours est loin d’être négligeable.
Chercher les formes de relation entre les dimensions culturelles et cognitives dans les actes de lire et d’écrire, distinguer la scripturalité (les écrits) et la textualité (les textes), reprendre sur d’autres bases les dichotomie culture de l’écrit / culture de l’oral, articuler les travaux entre les pratiques scolaires et extrascolaires (familiales et sociales) constituent des chantiers qui concernent fondamentalement la didactique des langues (...)."

Ces recherches sont, en effet, d’autant plus utiles à la didactique qu’elles unissent des perspectives techniques et culturelles où les variations éducatives jouent un rôle déterminant » (Chiss, in Cuq, 2003).

Les études sur les littératies invitent à un élargissement du champ de réflexion sur les pratiques sociales du lire-écrire en en sollicitant des dimensions à la fois linguistique, psycholinguistique et sociale, sociolinguistique, anthropologique, économique et historique, et en considérant le domaine de la littératie comme un continuum prenant en compte
- les articulations entre les différents contextes et conditions de son développement (familial, scolaire, sociétal),
- ses diverses formes scripturales et graphiques, depuis les premiers apprentissages jusqu’aux pratiques les plus élaborées, dans une ou plusieurs langues ou variétés de langues et selon diverses modalités (incluant le visuel et le digital).

La substitution du terme littérac(t)ie dans les travaux ne permet-elle que de « revêtir d’oripeaux modernes » (Reuter, 2003) des notions antérieures, sans que cette substitution ne fasse l’objet d’une réflexion critique ni ne change fondamentalement la façon de réfléchir les liens entre pratiques, représentations et contextes ?

Cette journée permettra de faire le point sur les apports d’une notion complexe, désormais largement circulante, mais peu encore, au final, caractérisée d’une manière permettant l’intégration de ses multiples composantes.

Séminaire ouvert aux chercheurs, enseignants, étudiants, formateurs de formateurs

Documents associés :

Programme de la journée NEQ sur les littératies
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