AGORA

12 Conclure ou poursuivre ?

Eric Vial et François Pernot

​Parmi tous les thèmes développés dans cette journée d’étude sur le piège dans l’Histoire, trois ressortent et qui tournent autour de la morale, du discours et de l’efficacité, éléments fortement imbriqués. La morale condamne le piège surtout quand il suppose la trahison, mais cette condamnation morale est souvent d’autant plus véhémente qu’elle porte sur ce que celui qui condamne pratique aussi de son côté, la perfidie n'étant jamais que la ruse des « autres ». Le discours est constitutif du piège ou le réécrit, le camouflant, le légitimant selon les besoins ; le piège peut en effet être raconté de mille façons, assez éloignées de la réalité des faits. Le piège renvoie aussi à l’efficacité de la parole sur le réel, ne serait-ce que par le brouillage des pistes : le discours a en effet des effets concrets, un piège peut tenir tout entier dans une rumeur, que ceux qu’elle vise ne peuvent ni laisser se développer ni combattre car cela même lui donnerait de la consistance, ou tout au moins de l’ampleur.

Mots clés : Piège, ruse, morale et piège, discours sur le piège, discours sur la ruse, efficacité du piège, efficacité de la ruse, trahison, perfidie, Philippe Wolf, Cédric Francille, Emilie Certain, Florian Coppée, Alexandre Ruelle, Véronique Grandpierre, Roch Legault, Guillaume Lasconjarias, Sabine Lefebvre, Jenny Raflik-Grenouilleau, François Pernot, Eric Vial, Les Cahiers d’AGORA

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