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Ada Colau et la crise catalane : déconstruction ou reconstruction de l’unité territoriale, populaire et politique de Barcelone ?

Wendy DEVILLIERS

Le 1er octobre 2017, un référendum d’autodétermination est organisé par les leaders des partis indépendantistes catalans. Jugé illégal et anticonstitutionnel par les institutions centrales, ce dernier fait l’objet de vives réactions dans l’opinion publique et dans la classe politique. Depuis de nombreuses années, Barcelone est le théâtre de la division populaire opposant des positions divergentes sur le sort de la Catalogne : indépendantistes, « constitutionalistes » ou encore « indécis ». Cet événement de 2017 ainsi que ses conséquences n’ont donc fait qu’en raviver les crispations. La maire de Barcelone, Ada Colau, a tenté d’apaiser les tensions entre ses administrés par différentes interventions médiatiques, mais son positionnement a suscité de vives critiques au sein de la population et de la classe politique. De plus, les enjeux des élections municipales du 26 mai 2019 n’ont fait qu’alimenter les tensions entre les différents partis politiques présents en Catalogne. Barcelone étant la deuxième ville la plus peuplée d’Espagne et l’un des piliers de l’économie nationale, elle est d’une importance capitale dans le dénouement de la crise qui oppose la Catalogne au Gouvernement central. La réélection d’Ada Colau s’étant jouée sur un fil via une coalition vivement critiquée par les indépendantistes, il reste encore un long chemin à faire pour l’obtention d’un consensus entre l’État et son territoire. Notre article propose d’analyser le positionnement d’Ada Colau au cœur de la crise catalane et les conséquences des interventions et choix politiques de la maire de Barcelone sur son image et ses possibilités de briguer un second mandat lors des élections municipales de 2019. 

Mots clés : État, territoire, Espagne, Catalogne, Barcelone, peuple, indépendantisme, Ada Colau, maire, élections municipales, médias, politique, études contemporaines, Wendy Devilliers, Les Cahiers d’AGORA.

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