MRTE

Noelvia SEDOARISOA

Impact des plateformes aéroportuaires sur les valorisations des territoires et les spécialisations sociales.

Sous la direction de Pierre ZEMBRI et Didier DESPONDS

Noelvia SEDOARISOA, Impact des plateformes aéroportuaires sur les valorisations des territoires et les spécialisations sociales. Sous la direction de Pierre ZEMBRI et Didier DESPONDS

Mots-clés : Dépréciation immobilière, Défaveur sociale, Bruit des avions, Inégalité environnementale, SIG, Méthode des prix hédoniques.

Au cours des 30 dernières années, il s'est produit un accroissement important de la demande et de la mise à disposition des transports aériens. Alors que l'on reconnaît, d'une manière générale, l'importance fondamentale de ce mode de transport pour les sociétés et les économies modernes, il retient de plus en plus l'attention de la classe politique par les effets secondaires néfastes qu'il engendre. En effet, les transports aériens sont aussi sources d'externalités environnementales négatives, en particulier la pollution sonore, qu'il convient d'évaluer pour pouvoir mettre en place des politiques correctives (taxes, compensation, etc.).Dans ce contexte, la dépréciation des valeurs immobilières ainsi que le risque de ségrégation sociale susceptible d'être causé par le bruit des avions tiennent un rôle croissant dans les réflexions, qui figurent parmi les préoccupations majeures avec les questions relatives à la santé des riverains. Depuis plusieurs années, de nombreuses études ont été menées dans ces domaines, à l'étranger. Cependant, à ce jour, en France, les études sont encore rarissimes. Cette thèse a donc pour objet de: a) analyser et mesurer les impacts des plateformes aéroportuaires sur les valeurs immobilières et identifier les variables influentes (bruit des avions, distance à l'aéroport, etc.), b) analyser l'éventuelle situation d'inégalité sociale face à l'exposition au bruit des avions ; c) fournir un outil opérationnel et pérenne d'aide à la décision par la création d'un observatoire.Pour atteindre ces objectifs, une méthodologie pluridisciplinaire combinant compétences économiques (méthode des prix hédoniques) et géographique (SIG) a été développée. La principale originalité de cette thèse réside dans sa démarche comparative au niveau national, mettant en exergue les spécificités des différents territoires étudiés. Les territoires d'investigation couvrent toutes les communes situées dans ou à proximité immédiate des zones de bruit (plan d'exposition au bruit ou PEB) de chaque aéroport concerné. Les aéroports étudiés concernent aussi bien les aéroports parisiens (à savoir : Paris Charles-de-Gaulle et Paris-Orly), ainsi que ceux de provinces (Lyon Saint-Exupéry et Toulouse- Blagnac).

ruggeri charlotte

La ligne à grande vitesse californienne : entre appropriation culturelle, ancrage territorial et restructuration urbaine

Sous la direction de Pierre ZEMBRI.

Charlotte RUGGERI,  La ligne à grande vitesse californienne : entre appropriation culturelle, ancrage territorial et restructuration urbaine. Sous la direction de PIerre ZEMBRI.

Mots-clés: Grande vitesse ferroviaire, restructuration urbaine, mobilité, planification, réseau, transport.

Depuis le début des années 1990, l'état californien développe un projet ambitieux de ligne à grande vitesse entre Sacramento et San Diego, en passant par les deux principales métropoles de l'état qui sont San Francisco et Los Angeles. Piloté par une agence régionale depuis 1997, la California High-Speed Rail Authority (CAHSRA), ce projet a été redynamisé en 2010 par un discours du président Barack Obama promettant la construction de 13 corridors à grande vitesse aux Etats-Unis. Plusieurs de ces corridors ont déjà été abandonnés par les états concernés, notamment la Floride. La Californie résiste et a probablement le projet le plus avancé puisque les travaux devraient commencer en 2013. Si le projet a des chances de voir le jour dans un pays peu prompt à la construction de grandes infrastructures publiques de transport, cela est également dû à une volonté politique forte de la part du gouverneur Jerry Brown qui veut faire du train à grande vitesse un « héritage » à léguer aux générations futures. Ce projet de grande vitesse californienne, qui doit desservir 10 villes principales et dont les premiers tronçons seront inaugurés en 2022, nous permet de nous interroger sur les raisons et les conditions d'élaboration d'une telle infrastructure dans un pays où la grande vitesse est presque absente. Plusieurs axes de recherche sont identifiés et mettent en relation et en tension plusieurs échelles de territoires, d'acteurs, de discours et d'enjeux. Si le train à grande vitesse californien est construit autour d'un discours officiel prenant pour base les trois piliers du développement durable (économique, environnemental, social), une analyse plus fine révèle un discours plaçant les mobilités résidentielles, professionnelles et touristiques et leur évolution au c?ur du projet. On peut par ailleurs se demander quelle sera l'échelle des différents impacts spatiaux envisagés puisque le train à grande vitesse est conçu comme un réseau multiscalaire connectant et articulant différents réseaux à différentes échelles, de l'échelle internationale à l'échelle infraurbaine. Cela nous invite à analyser les impacts spatiaux que cette infrastructure pourrait avoir sur les territoires desservis puisque la création d'une nouvelle infrastructure de transport pose la question de la structuration, ou de la restructuration, des espaces qu'elle peut engendrer

safi belili

Les investisseurs arabes du Golfe Persique dans les capitales du Maghreb

Sous la direction de Sid-Ahmed SOUIAH.

Safi BELILI, Les investisseurs arabes du Golfe Persique dans les capitales du Maghreb. Sous la direction de Sid-Ahmed SOUIAH.

Mots-clés: Investisseurs du Golfe, Aménagement urbain, Greffes urbaines, Villes du Maghreb

. Avec la mondialisation, le Maghreb a connu, ces dernières années, de nombreux bouleversements dans les grandes villes. Les médinas et centres anciens ne sont plus au centre des débats comparativement aux morceaux de villes internationales, réalisés par des mécanismes d'investissement ou de partenariat entre les gouvernements maghrébins et les investisseurs originaires des pays arabes du Golfe Persique.Ces nouveaux projets urbains, localisés principalement dans les sites offrant un grand potentiel touristique –tel les fronts d'eau- témoignent d'une part, de l'ampleur des opérations, de leurs implications, et d'autre part, indiquent des changements profonds qui interrogent le chercheur dans de multiples directions : sociale, économique, architecturale, urbanistique...En effet, et en dépit du fait que les avantages de ce genre d'opérations sont multiples, la projection au sein des capitales maghrébines d'une architecture de haut-standing importée des pays émiratis, donne naissance à ce que les spécialistes de l'urbain appellent «des greffes urbaines» qui marquent profondément les espaces urbains concernés.La présente recherche tente de cerner les différentes dynamiques urbaines, nées de l'ouverture des territoires urbains maghrébins à l'investissement étranger et d'étudier le passage des façons de faire la ville dites locales, à une nouvelle fabrique de la ville, importée d'ailleurs. Il s'agit de mesurer les impacts sur la ville-hôte et son système de gestion et d'interroger les changements introduits du point de vue social et économique tout en l'inscrivant dans les politiques de développement durable.

Elise Garcia

L'action internationale des collectivités territoriales : un outil de développement des territoires français ?

Sous la co-direction de : Sid ahmed Souiah et de Elisabeth Auclair. Soutenue le 19 décembre 2013.

Elise GARCIA, L'action internationale des collectivités territoriales : un outil de développement des territoires français ?  Sous la co-direction de : Sid ahmed Souiah et de Elisabeth Auclair. Soutenue le 19 décembre 2013.

Mots clés : Action internationale, développement territorial, collectivités territoriales, politiques publiques, action publique locale.

Le mouvement accru de rationalisation des dépenses publiques conduit les acteurs publics français et notamment les collectivités territoriales à faire de nombreux choix et arbitrages parmi les initiatives menées en-dehors du champ traditionnel de leurs compétences obligatoires. « Que faire de l’Action Internationale ? » est au centre des débats, alors que la demande sociale est toujours plus conséquente sur les territoires français. Comment comprendre qu’en parallèle des efforts de plus en plus importants demandés aux citoyens, on dépense de l’argent public ailleurs? En période de crise, certaines politiques publiques sont remises en question et peuvent paraître superflues. Au premier regard, l’action internationale est de celles-ci. Ce travail vise à répondre à la question suivante : pourquoi les collectivités territoriales coopèrent-elles à l’échelle internationale ? Les actions internationales des collectivités territoriales relèvent historiquement d’une démarche de solidarité internationale. La perception de la coopération décentralisée comme outil d’aide au développement dans les pays partenaires est, encore aujourd’hui, une réalité constamment rappelée dans les discours des élus locaux, des associations partenaires, et de l’Etat. Aussi, la coopération décentralisée ne révolutionne-t-elle pas les objectifs généraux de l’Aide Publique au Développement, dans la mesure où elle constitue davantage un changement d’échelle qu’un changement de modèle. Pourtant, ces dernières années, apparaissent des visions plus « stratégiques » de l’AICT, qui a connu des évolutions en termes notamment de diversification géographiques et thématiques. On voit ainsi se développer de plus en plus d‘actions internationales à caractère économique ou visant le rayonnement des territoires et leurs positionnement sur la scène internationale. En 2013, l’Action Internationale des Collectivités Territoriales se situe donc, selon les contextes, quelque part entre l’aide et une véritable co-opération. La nécessaire synthèse entre les attentes émises par les collectivités territoriales étrangères et l’intérêt local pour les territoires français oblige alors à questionner les aspects fondamentaux que sont le partenariat et la marge de négociation des deux parties. La réciprocité peut-elle exister ? Est-il possible de penser l’Action internationale comme un outil de résolution des problématiques locales ? De quelle(s) manière les expériences des collectivités territoriales partenaires peuvent elles représenter des sources d’inspiration et d’innovation utiles au développement des territoires français ? Ces différentes questions nous amèneront à interroger la place de l’Action internationale au sein des politiques publiques locales : une compétence à part entière ou un mode d’exercice et d’amélioration des compétences « traditionnelles » ?

Kasdallah Nadjet

Dynamiques d'urbanisation des villes intermédiaires au Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) : Effet chef-lieu et perspectives de développement

Sous la direction de : Sid ahmed Souiah.
Soutenue le 18 décembre 2013

Nadjet Kasdallah, Dynamiques d'urbanisation des villes intermédiaires au Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) : Effet chef-lieu et perspectives de développement. Sous la direction de : Sid Ahmed SOUIAH. Soutenue le 18 décembre 2013.

Mots clés : Urbanisation, villes intermédiaires, Chef-lieu, développement, dynamique, politiques publiques

Lorsqu'on aborde les systèmes urbains au niveau des pays du Monde Arabe, et le Maghreb en particulier, la question des villes secondaires apparaît d'un intérêt majeur. Elle est au coeur des problématiques de décentralisation et d'équilibre régional. Elles sont peu représentées dans la hiérarchie urbaine globale et se trouvent souvent à la tête de systèmes régionaux un peu déséquilibré où la primauté est donnée à l’échelon national. Néanmoins, les villes secondaires en tant que «villes intermédiaires» jouent un rôle majeur dans les dynamiques territoriales en relation avec la fonction administrative de «chef-lieu». Cela est en partie dû au rôle central de l'Etat, dans la stimulation de la dynamique démographique des villes intermédiaires, à travers l'adoption de nouveaux découpages administratifs, la mise en place des politiques de décentralisation et la diffusion des services leur permettant de bénéficier de nouvelles structures liées à leur nouveau statut. Il nous paraît utile de mener, dans le cadre de cette recherche, une analyse comparative de l'organisation et l'évolution des systèmes urbains, dégageant avec précisions les villes secondaires des trois pays maghrébins sélectionnés (Tunisie, Maroc et Algérie). L'objectif est donc, d'étudier les dynamiques de l'urbanisation au Maghreb, afin de mieux identifier les lieux de peuplement et mieux comprendre les perspectives d'évolution des villes secondaires de la région, en mettant l'accent sur les questions de mise en place des équipements publics et des fonctions administratives et leur rôle dans l'affirmation de l'effet chef-lieu. Enfin, dans un contexte mondial globalisé ces villes sont appelées à affirmer leur place dans le réseau urbain national. L’espace euro-méditerranéen leur offre à cet effet d’importantes opportunités, leur permettant une bonne intégration, de réelles chances d’ouverture et une participation plus intense à la vie nationale. Par conséquent, une attention particulière sera également accordée aux stratégies d'attraction des activités économiques. Les premières interrogations de recherche concernent la place occupée par les villes secondaires Maghrébines dans les différents systèmes urbains étudiés? Quels sont les rythmes, les modalités et les processus des dynamiques territoriales produites dans ces villes ? Quels sont les changements introduits par le statut de chef lieu. Dans quelle mesure ces dynamiques peuvent-elles favoriser l’essor des fonctions locales de marché, l’émergence de nouvelles activités et contribuer ou non à la fixation in situ des populations, voire à l’attraction de ruraux, lesquels auparavant, auraient rejoint les plus grandes villes ? Quelles sont les stratégies d'attraction et les opportunités d'intégration de ces villes dans une perspective euro méditerranéenne ?

nouvou berte

La question foncière et immobilière en Afrique subsaharienne : le cas de l'adressage à San Pedro (Sud-ouest de la Côte d'Ivoire)

Sous la direction de : Co-tutelle Sid-Ahmec SOUIAH et Lazare ATTA-KOFFI. Soutenue le 27 septembre

Nouvou BERTE, La question foncière et immobilière en Afrique subsaharienne : le cas de l'adressage à San Pedro (Sud-ouest de la Côte d'Ivoire). Sous la direction de : Co-tutelle Sid-Ahmec SOUIAH et Lazare ATTA-KOFFI. Soutenue le 27 septembre.

Mots clés : Foncier, adressage, gestion urbaine, immobilier, base de données urbaines, système d'information géographiques.

Dans les pays d’Afrique subsaharienne de tradition coloniale française, en particulier la Côte d’Ivoire, l’expérience montre que le chemin à parcourir pour acquérir légalement une parcelle de terrain est long et compliqué ; l’accès à un terrain, son enregistrement, l’obtention de l’autorisation de l’aménager et de le mettre en valeur nécessitent des démarches très longues, complexes et coûteuses, rendant difficile l’accès au système légal. Résultats : moins de 10% des occupations de terrains sont détenu en vertu d’un droit de propriété légale. Ce faible pourcentage illustre l’échec flagrant du système de l’immatriculation, seule voie légale de sécurisation foncière depuis plus d’un siècle. Cela pose la question fondamentale d’autres voies alternatives à la sécurisation de la propriété foncière. D’où le nécessaire développement des systèmes d’adressage qui, à l’absence du cadastre général permettent de localiser les parcelles à partir de l’espace public et surtout d’assurer une identification publique des biens et des droits existants facilitant ainsi leur sécurisation et leur reconnaissance juridique ultérieure. A la différence des outils traditionnels de politiques foncières urbaines, cette thèse vise à la définition d’un cadre conceptuel et méthodologique pour la construction d’un système d’information foncière municipal (cadastre simplifié) dans la ville. Pour réussir ce pari, deux outils ont été utilisé pour mettre en place une politique de sécurisation foncière. Il s’agit d’une part, du système d’adressage qui nous a permis de recenser et de codifier le patrimoine foncier et immobilier de la ville et d’autre part des dispositifs d’administration et de gouvernance foncière dont le recours a permis une appropriation du système par population urbaines. Ainsi, un simple registre foncier combiné à un système d’adressage dont les résultats ont été soumis à des consultations publiques pour obtenir une validation de l’extension spatiale des titres légaux et des occupations foncière a-t-il permis de poser les bases d’une bonne gestion foncière. D’un point de vue organisationnel, cette thèse souligne l’importance d’une démarche pragmatique d’identification et de cartographie des droits fonciers, tels qu’ils font consensus à l’échelle locale dans les politiques de sécurisation foncières.. .

Julian COURTEIX

Emboîtement de compétences relatives aux transports publics et frontières institutionnelles dans une agglomération multipolaire : le cas des Alpes-Maritimes

Sous la direction de : Pierre ZEMBRI. Soutenue le 2 juillet 2013.

Julian COURTEIX, Emboîtement de compétences relatives aux transports publics et frontières institutionnelles dans une agglomération multipolaire : le cas des Alpes-Maritimes. Sous la direction de : Pierre ZEMBRI. Soutenue le 2 juillet 2013.

Mots clés : Agglomération multipolaire, Effet de frontière entre les PTU, Coalescence des PTU, Mesure des mobilités des actifs, Périmètres et gouvernance adaptés

          La coordination des institutions, par le biais de la création d’un périmètre de transport unique, est-elle la solution la mieux à même de faciliter le report modal au bénéfice des modes collectifs dans l’agglomération multipolaire azuréenne ? L’inadaptation des réseaux aux mobilités actuelles engendre des problèmes aigus de gestion du transport public. Cette inadaptation repose sur l’inadéquation des structures institutionnelles qui ne sont pas à la bonne échelle. Les pôles multiples doivent être reliés à des réseaux urbains interdépendants et cette nécessité s’accompagne de l’invention de nouvelles formes de gouvernement. Le travail comporte un premier chapitre présentant le cadre théorique de la relation entre agglomération multipolaire, institutions et organisation du transport dans un contexte spatial dense. En effet, les AOTU étaient, au départ, distinctes, ce choix étant justifié par l’état de l’urbanisation lors de leur création, mais elles gèrent des territoires désormais jointifs. Or, on ne peut imposer un périmètre conforme à un bassin de vie, d’où des inadaptations flagrantes.Un deuxième chapitre étudie les actions des autorités organisatrices du transport public dans l’espace multipolaire azuréen : la complexité de l’organisation institutionnelle est-elle la proie d’un effet de frontière entre AO ? Le Département est en retrait face à la croissance des AOTU et notamment de Métropole Nice Côte d’Azur ; cela forme un espace politique inadapté au contexte géographique. Une nouvelle structure fédérative, le SYMITAM, est créée mais ne remplit pas son rôle de coordination ; devant seconder le Département, elle est mise de fait au service de l’AOTU la plus conquérante.Enfin, grâce à l’analyse des mobilités et notamment par la mesure des actifs stables et sortants de chaque commune, et par les axes de TCSP, de TER et les pôles d’échanges qu’il serait nécessaire d’implanter pour mieux organiser les interrelations entre le littoral et le sous-ensemble intérieur, un troisième chapitre propose une résorption de l’effet de frontière par l’élaboration de nouveaux périmètres institutionnels. Nous montrons les AO les plus à même d’organiser la gestion de ce nouveau format territorial afin de contrecarrer la parcellisation institutionnelle.

 

                               

Pauline DELAITRE

Définition et caractérisation des zones calmes en ville : Qu'entendez-vous par zones calmes?

Sous la direction de : Catherine LAVANDIER. Soutenue le 27 juin 2013

Pauline DELAITRE, Définition et caractérisation des zones calmes en ville : Qu'entendez-vous par zones calmes? Sous la direction de : Catherine LAVANDIER. Soutenue le 27 juin 2013.

Mots clés : Zone calme – Environnement sonore – Milieu urbain – Lexicographie – Contraste sonore

    Depuis 2002, la directive européenne 2002/49/CE demande aux grandes villes de définir des zones calmes dans leur P.P.B.E. (Plan de Prévention du Bruit dans l'Environnement) dans le but de les préserver. L'utilisation de l'indicateur acoustique Lden est suggérée mais les états membres sont libres d'en proposer d'autres. Afin d'aider les autorités en charge de l'application de cette directive, ce travail de thèse propose une approche multidisciplinaire pour mieux définir cette notion de zone calme en milieu urbain. Une étude historique du mot calme a été réalisée à travers un corpus de dictionnaire du XVIe siècle à nos jours, pour mettre en évidence les différents sens rattachés à ce mot. Il est apparu que le lien vers le domaine sonore est tardif. De plus, la notion de calme est relative ce qui la différencie de la notion de tranquillité. Pour faire émerger les représentations actuelles, des ateliers de concertation ont été réalisés à Cergy-Pontoise et Paris. Ces deux approches ont permis de proposer des critères de caractérisation des zones calmes. Une enquête de portée nationale a ensuite été menée. Elle a permis de révéler 3 types de points de vue partagés par différents groupes de population. Pour certains, une zone calme est une zone de partage, pour d'autres une zone calme est un espace naturel et pour les derniers, une telle zone doit être silencieuse. La notion de contraste qui a émergé tout au long de ce travail a été étudiée plus en détails, à partir de test d'écoute en laboratoire et à partir des cartes de bruit. Un indicateur de contraste inspiré de la détection de contours en analyse d'image a été proposé.

Laurent BROCOLINI

Caractérisation de l'environnement sonore urbain : Proposition de nouveaux indicateurs de qualité

Sous la direction de : Catherine LAVANDIER. Soutenue le 13 décembre 2012

Laurent BROCOLINI, Caractérisation de l'environnement sonore urbain : Proposition de nouveaux indicateurs de qualité. Sous la direction de : Catherine LAVANDIER. Soutenue le 13 décembre 2012

Mots clés : Soundscape, Maillage, Indicateurs de qualité sonore, Régressions linéaires multiples, Réseaux de neurones artificiels.

    A l'heure actuelle, les seuls moyens d'informer les usagers de la ville de l'environnement sonore dans lequel ils vivent consistent en des indicateurs de niveaux sonores moyens et annuels obtenus par modélisation acoustique des principales infrastructures de transports. Or, ces indicateurs sont difficilement compris et de ce fait mal interprétés par les usagers de la ville car ils ne reflètent pas la signification des bruits perçus et la diversité des situations que les citadins rencontrent. Le but de ce travail de recherche est donc d'analyser la façon dont les usagers de la ville perçoivent le paysage sonore urbain afin de définir des indicateurs de qualité sonore qui pourront être à terme intégrés dans une représentation territoriale cartographique. Pour ce faire, il a tout d'abord été nécessaire de s'attacher à déterminer un pas temporel et spatial de mesure permettant de caractériser des ambiances urbaines d'un point de vue acoustique. A partir d'enregistrements longue durée (trois mois environs) en six points fixes à Paris, il a été possible de déterminer à travers des classifications ascendantes hiérarchiques de Ward associées à des cartes auto-organisatrices de Kohonen qu'une durée de dix minutes semble dans la plupart des cas être suffisante pour caractériser différentes ambiances sonores. Grâce aux mêmes méthodes de classification, l'analyse du maillage spatial a permis de définir quatre zones homogènes qui correspondent (1) au parc, (2) au boulevard, (3) à la rue piétonne puis (4) une zone que l'on qualifiera de zone de transition. La suite de l'étude s'est attachée à construire des modèles de prédiction de la qualité sonore. A partir d'enquêtes de terrain réalisées à Paris et à Lyon, il a été possible d'établir des modèles à la fois locaux (caractérisant le lieu même où le questionnaire a été évalué) et globaux basés d'une part sur des régressions linéaires multiples et d'autre part sur des réseaux de neurones artificiels. La comparaison de ces deux types de modèles a permis entre autre de mettre en évidence l'apport des réseaux de neurones artificiels devant les régressions linéaires multiples en termes de prédiction. Par ailleurs il est ressorti de ces modèles l'importance de variables telles que le silence, l'agrément visuel ou encore la présence de sources sonores particulières comme les véhicules légers pour expliquer la qualité sonore de l'environnement.          

Cécilia CRUZ

Le transport pour compte propre, un transport routier comme un autre? Pratiques et territoires en France depuis la déréglementation

Sous la direction de : Pierre ZEMBRI. Soutenue le 14 Juin 2011

Cécilia CRUZLe transport pour compte propre, un transport routier comme un autre? Pratiques et territoires en France depuis la déréglementation. Sous la direction de : Pierre ZEMBRI. Soutenue le 14 Juin 2011

Mots clés : Transport pour compte propre, transport de marchandises, système productifs, choix modal, transport de marchandises en ville, filiales de transport, transports routiers, aménagement du territoire.

La forte augmentation, depuis la fin des années 1980, des trafics transportés par les prestataires de transport (transport pour compte d'autrui) s'est traduite par une diminution de la part relative de ceux organisés par les chargeurs eux-mêmes (transport pour compte propre). Il reste cependant une part significative d'utilisateurs du transport pour compte propre. A la différence des travaux précédemment menés, cette thèse vise à étayer l'analyse de la dimension économique de l'évolution du transport pour compte propre en prenant en compte également les dimensions géographiques, sociales et juridiques. Pour appréhender les flux de transport, il s'avère nécessaire d'entreprendre une analyse des systèmes de production et de distribution et notamment les pratiques des acteurs afin de comprendre l'ensemble des mécanismes du choix modal. Cette thèse souligne l'importance de prendre en compte la dimension territoriale dans la prise de décision des entreprises.L'étude des caractéristiques de production et des organisations de transport a été permise par l'analyse quantitative des enquêtes chargeurs réalisées par l'INRETS en 1988 et 2004. La méthode qualitative a également été adoptée, en effet, des entretiens ont été réalisés auprès de responsables de transport chez les chargeurs afin de mieux saisir les conditions d'utilisation du transport pour compte propre.

Sihem QOUYD

Relations Maroc - Union européenne : évolution historique et répercussions socio-spatiales

Sous la direction de : Sid-Ahmed SOUIAH et Gérard BOSSUAT. Soutenue le 24 octobre 2008

Sihem QOUYD, Relations Maroc - Union européenne : évolution historique et répercussions socio-spatiales. Sous la direction de : Sid-Ahmed SOUIAH et Gérard BOSSUAT. Soutenue le 24 octobre 2008.

Mots clés : Développement économique et social, partenariat euro-marocain, réduction de la pauvreté, Maroc - conditions économiques, partenariats euro - méditerranéen, Maroc - microfinance - pauvreté.

La problématique abordée dans le cadre de ce travail concerne l’évolution des échanges entre l’Union Européenne (UE) et les pays au sud de la méditerranée et plus particulièrement entre l’UE et le Maroc. Ces échanges ont-ils participé à l’atténuation des inégalités socio-spatiales ? Ou bien les ont-elles renforcées en privilégiant des régions ou des segments précis de la vie économique et sociale ? Une relecture historique s’est naturellement imposée pour connaître l’évolution des échanges et leurs traductions socio-spatiales sur le terrain marocain. La thèse se compose de deux grandes parties. La première partie, traite des déterminants de la coopération et la seconde partie aborde la mise en œuvre de la coopération. Un bilan précis est effectué afin d’apprécier les insuffisances et repérer les dysfonctionnements.

Benoit BARBOT

Caractérisation perceptive des bruits d'avions; influence de leur qualité sonore confrontée à la répétition des événements sur l'expression de la gêne fonctionnelle

Sous la direction de : Catherine LAVANDIER. Soutenue le 22 mai 2008

Benoit BARBOT, Caractérisation perceptive des bruits d'avions; influence de leur qualité sonore confrontée à la répétition des événements sur l'expression de la gêne fonctionnelle. Sous la direction de : Catherine LAVANDIER. Soutenue le 22 mai 2008.

Mots clés : Qualité sonore, perception des bruits d'avions, gêne fonctionnelle, avions - bruit, aéroports - bruit, psychoacoustique.

L'objectif de ce travail est de comprendre quels sont les aspects perceptifs qui caractérisent la signature sonore des avions. Ce travail a été effectué dans le cadre du projet européen Sound Engineering for Aircraft (SEFA). Une première série de tests d'écoute a permis d'extraire, à partir d'enregistrements in situ, les facteurs sonores qui discriminent les avions, ainsi que ceux qui marquent les préférences des auditeurs. Deux facteurs sont liés aux aspects spectraux et deux autres sont liés aux aspects temporels. Une dernière expérience a mesuré l'influence de la modification de ces paramètres sur la qualité sonore, pris d'abord individuellement, puis de manière combinée. La seconde étape est consacrée à l'impact de l'amélioration de la qualité sonore des passages confrontée à la répétition des évènements sur la gêne fonctionnelle, c'est-à-dire la gêne exprimée par les auditeurs lors d'une activité cognitive. Deux procédures expérimentales ont été mises en place pour mesurer la gêne, l'une utilisant une échelle d'intervalles et l'autre une échelle de rapport. Les séquences sonores, de même LAeq, diffèrent par le nombre d'évènements (2 niveaux) et par l'émergence de raies spectrales (3 niveaux). La performance, déduite objectivement des résultats des tests, n'est pas influencée ni par le nombre de passages d'avions, ni par leurs qualités sonores, alors que la gêne sonore est statistiquement influencée par le nombre d'événements lorsqu'elle est mesurée par estimation de grandeur. L'amélioration de la qualité sonore ne semble pas audible dans ce contexte.

 

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