MRTE

Damien Masson

Mots-clés thématique : ambiances ; environnement sensible ; mobilités ; critique

 

Thèmes de recherche

Mes recherches portent sur les dimensions sensibles des espaces urbains et de ceux des mobilités. Pour cela, je mobilise un double référentiel théorique, issu premièrement du champ français des Ambiances Architecturales et Urbaines et deuxièmement du champ britannique des mobility studies, en mobilisant en particulier les travaux se réclamant du mobilities paradigm. Un des enjeux importants de mon travail de recherche actuel porte sur la mise en question des modalités par lesquelles les thématiques du sensible et celle des ambiances peuvent contribuer à l’enjeu de production d’une critique des espaces vécus. Une telle question ouvre à la fois un chantier épistémologique, théorique et pratique. Nous sommes actuellement au démarrage de cette réflexion.

Participations à des programmes de recherche

  •  2010-2013 : Responsable scientifique (pour la partie CRESSON) d’un contrat de Recherche financé par la RATP (Délégation Générale à l'Innovation et au Développement Durable - Entité Acoustique et Vibrations ; Mission Prospective et Conception Innovante). Budget : 120 000 euros.

Titre : "Quelle identité sonore pour les espaces de la RATP ?" (Coord du projet : Corinne Fillol, RATP)

Résumé : Répartie sur plus de trois années, cette action de recherche se donne pour objectif la qualification des ambiances et de l’identité sonore des espaces ferroviaires (métro et RER) de la RATP. Le travail empirique porte sur deux thématiques principales : émotions et navigation. Au travers de la première sont explorés à la fois les aspects vécus et affectifs de l’expérience sonore des espaces du métro. La seconde invite à s’interroger sur l’usage fait de l’environnement sonore par les usagers du métro parisien pour s’orienter et se mouvoir au sein du réseau.

La caractérisation de l’expérience sensible (et plus particulièrement sonore dans cette action) et la compréhension du vécu des usagers des espaces et moyens de transports est ainsi déclaré comme étant un enjeu prioritaire pour l’opérateur public de transport qu’est la RATP qui cherche aujourd’hui des résultats théoriques et méthodologiques susceptibles de l’aider à concevoir et gérer les lieux et moyens du mouvement des personnes sur des modalités plus large que celles, originaires, de l’ingénierie des flux. On perçoit ainsi, au travers de cette commande, un écho certain de la thématique de la compréhension sensible des espaces de partage des mobilités auprès des gestionnaires de l’espace.

 

  •  2011-2014 : Responsable d’un axe thématique au sein d’un contrat ANR du Programme Espace et Territoire 2010 (resp. scientifique du contrat : Rachel Thomas, Laboratoire Cresson, UMR CNRS-MCC 1563)

Titre de l’axe thématique : "Surveillance(s) en public".

Résumé : L’enjeu du travail consiste à mettre en question l’impact des différentes formes de surveillance (formelle ou informelle, technologique ou écologique, visible ou invisible) sur la publicité de l’espace public et sur la gestion interindividuelle du partage de cet espace de mobilité et d’échange. D’une inscription discrète sur le territoire jusqu’il y a peu, la surveillance (humaine et technique) était alors essentiellement déployée autour des zones jugées à risques (stades, bars et pubs, lieux de rassemblement des foules etc.). Plus récemment, elle se diffuse largement dans l’espace urbain, et les espaces habités plus généralement, et sa mise en œuvre procède tout autant de logiques institutionnelles (vidéosurveillance mise en place par les pouvoirs publics), commerciales (Google Earth & Street View, par exemple), et individuelles (appel à la vigilance de chacun dans le cadre du plan Vigipirate par exemple, ou encore l’usage des appareils nomades pour observer et éventuellement dénoncer des scènes de la vie ordinaire ). Ainsi, l’espace commun est un espace sous surveillance(s) (d’ordres multiples), et un enjeu de clarification de l’actualisation des pratiques dans ces contextes est manifeste et fait l’objet de nombreux travaux.

Notre apport à cette thématique se situe du côté du sensible, on peut se demander en effet quels sont les effets sensibles des logiques et techniques de surveillances des espaces fréquentés par le public. Autrement dit, il s’agit de mettre en question les relations entre ambiance et surveillance. Pour avancer sur cette question, un travail de terrain de nature comparative s’est déployé à la fois en France – ou les logiques institutionnelles favorisent fortement le déploiement des formes de surveillance et de contrôle – et dans le pays probablement le plus vidéo-surveillé au monde, l’Angleterre. Deux collègues britanniques complètent ainsi l’équipe : Peter Adey (Royal Holloway University of London) et Paul Simpson (Keele University). Les terrains de recherche sont des gares internationales (Paris Gare du Nord et Londres Saint-Pancras), où les enjeux de sécurité sont majeurs, et où les logiques de surveillances déployées diffèrent radicalement. Le travail empirique est toujours en cours de réalisation et suit une hypothèse présupposant l’existence d’interactions entre formes de surveillance de l’espace, usages des corps en public et ambiance. Le champ des mobilités est alors convoqué à la fois au titre du terrain d’observation, mais aussi au plan théorique dans la mesure où l’hypothèse rend possible la considération des conduites individuelles et collectives en tant que moyen d’acceptation ou de résistance  d’une « ambiance sécuritaire ».

Rayonnement et attractivité académique

  • Membre du comité de pilotage du Réseau International Ambiance(s) / International Atmosphere(s) Network.

Réseau international de recherche soutenu par la DAPA – Ministère de la Culture et de la Communication (resp. J.P. Thibaud). Site Internet du réseau : www.ambiances.net

  • Membre du comité de rédaction de la revue « Ambiances.Revue Internationale sur l’Environnement Sensible, l’Architecture et l’Espace Urbain ». 

Revue électronique hébergée sur le portail openedition.org Lancement prévu au 1er trimestre 2013. (site Internet : http://ambiances.revues.org )

  • Organisation de 3 sessions

Ambiance and Atmospheres: Encountering New Material Frontiers, dans le cadre du Congrès International RGS-IBG 2013 New Geographical frontiers. Londres, 28 au 30 août 2013 (co-organisé avec P. Simpson et P. Adey)

  • Organisation du séminaire 

Ambiances & Atmospheres in Translation. Royal Holloway University of London, 25 au 27 février 2013 (co-organisé avec P. Adey, P. Simpson et R. Thomas)

  • Membre du comité d’organisation

du colloque Ambiances en Actes (2e congrès international sur les ambiances). Centre Canadien d’architecture, Montréal, du 19 au 22 septembre 2012

  • Organisation du séminaire 

Urban Design & Urban Society. Université de Munich, Département de Géographie. 6 au 8 Octobre 2011 (co-organisé avec R. Kazig et M. Popp)

  • Organisation du séminaire

 Sonic Ambiances on the Move: On Rails/On Place. Stockholm, Arkitekturmuseet, 7 au 9 Février 2011 (co-organisé avec R. Atienza)

Responsabilités administratives et scientifiques

  • Responsable de la filière Géographie du Département Géographie-Histoire de l'Université de Cergy-Pontoise

enseignement

Licence de Géographie

  • L2S3 Introduction aux Sciences Sociales
    L2S4 Sociologie
    L3S5 Environnement urbain

 Master Géomatique appliquée aux études urbaines et aux risques

  • M1 Méthodes d'enquêtes qualitatives
    M1 SIG Qualitatif
    M1 Méthodologie et Atelier d'écriture
    M2 Atelier de Gestion Urbaine

 Master Transports Logistique Territoires Environnement

  • M1 Environnement
    M2 Ateliers du Pôle des collectivités publiques
    M2 Infographie et bureautique
    M2 Séminaire Environnement, Mobilités, Réseaux
    M2 Organisation du voyage d'études