LPPI

Polymères, Réseaux de polymères et Réseaux Interpénétrés de Polymères

La quasi-totalité des matériaux élaborés correspondent à la combinaison de composés généralement thermodynamiquement incompatibles. Ainsi, l’architecture de réseaux interpénétrés de polymères (RIPs) est la seule voie d’élaboration d’un «mélange» de deux polymères qui soit stable dans le temps. Elle correspond à la combinaison de polymères réticulés dont l’un, au moins, est synthétisé en présence de l’autre. Ses différentes voies de synthèse sont schématisées ci-dessous :

L’un des objectifs de la constitution de ces architectures est de combiner au sein d’un matériau les différentes propriétés des partenaires associés tout en estompant les faiblesses de chacun. Les RIPs sont stables dimensionnellement dans le temps et peuvent éventuellement présenter des propriétés améliorées de résistance aux vieillissements chimique et physique.

 

Quelque associations réalisées :

Afin d’appréhender et de maîtriser les mécanismes de séparation de phases qui jouent un rôle primordial sur les propriétés du matériau final, le laboratoire réalise et étudie aussi de telles structures à partir de micro-émulsion mais aussi en systèmes 2D formés à l’interface air – eau ou élaborés sous forme de film mince. Dans ces conditions, les phénomènes interfaciaux deviennent prépondérants et donc plus faciles à caractériser. Nous avons ainsi démontré que la synthèse à l’interface air/eau conduit à la formation de réseaux semi-interpénétrés 2D sans séparation de phases, avec des partenaires aussi différents que le polydiméthylsiloxane (PDMS) et l’acéto-butyrate de cellulose. (A.El Haitami et all. 2015, 2014)

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