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Cosmetomics : au service des entreprises

20.09.2016

Imaginées par les chercheurs, des technologies de pointe permettent de tester les cosmétiques de dernière génération.

Des produits cosmétiques toujours plus efficaces et sans danger : ce défi n’est pas seulement industriel, il est aussi (et avant tout) scientifique.

Un défi aujourd’hui relevé par les projets collaboratifs Cosmétomique, dont Cosmetomics est l’une des premières concrétisations. Cette plateforme, dont le cœur est au sein de l’université de Cergy-Pontoise, est dédiée aux tests d’interaction entre les produits et les supports, comme la peau, les cheveux et les ongles.

« Son objectif est de favoriser l’innovation grâce aux interactions entre les laboratoires de recherche et les entreprises du secteur », explique Pascal Griesmar, enseignant-chercheur au laboratoire SATIE et directeur de la plateforme, qu’il anime avec le concours de l’ingénieur Régis Besse.

Évaluer l’effet d’une crème sur la peau

Préparation d’échantillons, conseils sur les meilleurs outils pour les tester…

« Nos prestations s’adressent surtout aux petites entreprises, qui développent des lignes de produits mais n’ont pas les moyens techniques de réaliser les évaluations nécessaires pour les optimiser. Notre ambition est de leur apporter la solution la mieux adaptée à leurs besoins ».

Et les demandes sont variées : il peut s’agir de tester la mesure de la teinte d’une crème, ou encore d’évaluer son effet sur la peau en s’intéressant aux propriétés biomécaniques, électriques ou optiques de la peau.

La veille technologique fait également partie des missions de Cosmetomics. Pour Pascal Griesmar, « la plateforme doit contribuer à la dynamique scientifique, en envisageant des outils innovants utilisant le savoir-faire acquis dans d’autres champs de recherche – par exemple pour l’analyse de surfaces dans les études de restauration du patrimoine matériel ».

Un intérêt scientifique récent

La récente création de Cosmetomics illustre bel et bien une évolution dans le monde scientifique.

« Il y a cinq ans, la recherche académique dans les cosmétiques était peu présente. Aujourd’hui on s’y intéresse d’un point de vue biologique, chimique, et physique. Et l'on souhaite le valoriser au plus vite  en vue d'implications économiques et sociétales ».

Plusieurs thèses sont d’ailleurs en cours, avec le soutien de la plateforme. Elles concernent aussi bien l’influence des polluants biologiques sur la qualité des cosmétiques, que la dimension sensorielle instrumentée.

Focus : Une palette de prestations pour les entreprises

Les prestations reposent sur l’expertise de nos plateformes de l'UCP (PeptLab, Analyse et Imagerie, et LaserInnov), mais pas seulement.

« Les technologies de pointe de nos partenaires sont mises à contribution ; par exemple le laboratoire BIO-EC, pour l’analyse de tissus exposés aux produits cosmétiques, ou le synchrotron Soleil, pour l’imagerie moléculaire de cellules de cheveu ou de peau ».

D’autres services sont proposés, comme l’étude des interactions contenant-contenu (impliquant le laboratoire SATIE de l’université de Cergy-Pontoise, le Synchrotron Soleil et le laboratoire LMSM de l’université de Rouen), l’étude de stabilité des formulations cosmétiques (utilisant des techniques développées par l’université de Cergy-Pontoise et l'ISIPCA) ou la mise au point d’un système de gonio-colométrie destiné à l'étude de la peau, du cheveu ou d'un vernis (BIO-EC, le laboratoire SATIE et la société ST4Color).