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Ma thèse en 180 secondes, Maxime Lopez en route vers la finale nationale

13.04.2018

Maxime Lopez représentera l'université Paris Seine lors de la finale nationale de Ma thèse en 180 secondes, le 13 juin prochain à Toulouse.

Doctorant en 3è année de thèse au laboratoire SATIE  en collaboration avec le Centre de recherche et de restauration des musées de France  dans le cadre d'un projet de la Fondation des Sciences du Patrimoine, Maxime Lopez revient sur son parcours.

Pouvez-vous me parler de votre parcours avant d'arriver à cette thèse ?
J'ai grandi à l'Ile de la Réunion, j'ai fait mes études à Marseille où j'ai obtenu un bac scientifique, puis une licence de physique et enfin deux masters de physique. Mon premier master s'intitule "Rayonnement, Energie, Spectroscopies" et mon second master s'intitule "Intrumentation Optique et Lasers". Suite à mes études à la fac, j'ai enseigné dans le secondaire pendant six mois (physique-chimie en collège et lycée) puis j'ai obtenu un financement pour effectuer une thèse.

Qu'est-ce qui vous a donné envie de l'écrire et pourquoi ce sujet ?
Je n'ai pas écrit ce sujet, j'ai répondu à un appel à candidature pour un sujet déjà rédigé et financé qui correspondait parfaitement à ma formation universitaire (physique des lasers et spectroscopies). Je suis donc un physicien de formation qui fait maintenant, un peu par hasard, une thèse en sciences du patrimoine. C'est un sujet passionnant, hautement interdisciplinaire, et j'ai en plus la chance de passer le plus clair de mon temps au C2RMF qui se situe sous le musée du Louvre. 

Pour reprendre l'exercice de MT180 pouvez-vous me vulgariser votre thèse en quelques lignes ?
Je travaille sur le développement d'un outil destiné aux restaurateurs de peintures de chevalet, sensé leur offrir la précision nécessaire pour "opérer" les tableaux lorsque leurs méthodes traditionnelles (à l'aide de solvants ou d'un bistouri) montrent leurs limites. La technique que j'étudie est l'ablation laser, c'est à dire le retrait sélectif et contrôlé de matière grâce à un laser impulsionnel. C'est le type de lasers utilisés pour la gravure ou la découpe industrielle, sauf que l'application visée est autrement plus délicate et les problématiques sont donc différentes :  j'essaie de trouver les paramètres optimaux pour dévernir une oeuvre sans porter atteinte aux pigments (extrêmement précieux car faisant partie intégrante de l'oeuvre originelle), mais aussi pour retirer les repeints (donc les retouches effectuées par un autre peintre que l'artiste) afin de revenir, ou au moins se rapprocher, de l'aspect de l'oeuvre au moment où elle a été réalisée.

Et maintenant ? Vos projets ? 
Mes projets? Finir mes expérimentations, les valoriser par l'écriture d'articles scientifiques, rédiger mon manuscrit de thèse proprement dit et enfin soutenir ma thèse et obtenir mon ultime diplôme. Après cela, j'aurai la possibilité de m'orienter vers une carrière dans le privé comme ingénieur en optique, vers une carrière universitaire ou alors vers l'enseignement dans le secondaire qui m'attire énormément.

 

Retrouvez sa prestation lors de la finale locale de l'université Paris Seine

Maxime Lopez a éclairé sa recherche en physique, “Évaluation et développement d’une technique de nettoyage des peintures par procédé d'interaction laser/matière.” grâce à la chirurgie.

 

Le lauréat du 1er prix de la finale nationale 2018 représentera la France lors de la finale internationale du concours, le 27 septembre prochain à l’Université de Lausanne, aux côtés de 18 autres doctorants venus du monde entier.

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