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La musique soigne les plantes : ERRMECe à la recherche de preuves scientifiques

30.11.2017

En collaboration avec la société Genodics, des chercheurs en biologie de l’université de Cergy-Pontoise recherchent des preuves scientifiques d’une méthode développée par cette entreprise. Cette méthode surprenante, utilise la musique pour adapter et rendre plus résistantes des cultures végétales à différents fléaux : virus, manque d’eau ...

Champs de courgettes

Il y a 10 ans, un cultivateur de courgettes, contaminées par le virus de la Mosaïque, a utilisé une méthode consistant à diffuser de la musique aux légumes qui a permis de les sauver. Cette méthode n’a pas tué le virus mais endigué sa propagation et favorisé la croissance des plantes. Le virus est aujourd’hui toujours présent mais son action est inhibée par une séquence musicale et les légumes n'en portent aucune trace.

7 minutes par jour d’une mélodie spécifique ont suffi !

Joël Sternheimer, physicien,a travaillé sur l’impact de fréquence musicale sur la  synthèse des protéines (fabrication des protéines par l’organisme). D’après lui, les acides aminés (briques qui composent les protéines) produisent des vibrations sonores (séquences de signaux quantiques) lors de la synthèse protéique. Il existerait une mélodie spécifique de chaque protéine. Sur ce modèle, le physicien a associé une note et une fréquence à chacune de ses briques, ainsi est née la protéodie (musique des protéines).

Il monte et développe la société

 Le procédé mis en œuvre par la société est appelé “génodique”.  La première étape est de déterminer quelle est la protéine en jeu dans la problématique à traiter. Ensuite ils composent la mélodie qui active ou inhibe la fabrication par la plante de la/les protéine(s) impliquée(s) dans le développement du fléau qui opère sur les plantes. Selon les agriculteurs qui ont testé cette méthode les résultats sont spectaculaires. Mais ils n’ont jamais été démontrés scientifiquement et font à juste titre l’objet de vives critiques car si les résultats de terrains semblent probants, aucune validation scientifique n’avait encore été envisagée.

A la recherche de la preuve scientifique

Étudier d’un point de vue académique les résultats obtenus par Genodics est l’objectif de la collaboration établie entre la société et des chercheurs en biologie de l’université de Cergy-Pontoise (laboratoire ERRMECe et département de biologie). Des tests sont actuellement en cours sur des petits pois. Ils cherchent à mesurer leur capacité d’adaptation au stress hydrique (manque d’eau) grâce à la méthode de Genodics. Les premiers résultats semblent probants. Ils feront bientôt l’objet d’une publication scientifique.

En savoir +
Site de la société Genodics
Article dans RollingStone
Article dans Le Figaro
L'édito Carré de Mathieu Vidard sur France inter

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