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Les candidats témoignent en amont du concours MT180

11.01.2019

Les étudiants de l’Université Paris Seine en lice pour le concours MT180 2019 poursuivent leurs ateliers de préparation. Nous avons rencontré Lucile Brunel-Duverger, Marie-Morgane Paumard et Anne-Sophie Vaillard, trois doctorantes qui nous racontent comment elles traversent cette expérience.

Lucile Brunel-Duverger, Marie-Morgane Paumard et Anne-Sophie Vaillard, trois doctorantes

Pourquoi vous êtes-vous portées candidates à « ma Thèse en 180 secondes » ?

Marie-Morgane : Je souhaite travailler mon éloquence, affiner mes prises de parole et me remettre en question. Plus jeune, j’ai fait du théâtre et j’anime maintenant une chaîne Youtube dans laquelle je propose des tutoriels sur une danse de salon. Je peux m’appuyer sur cette expérience pour le concours.

Anne-Sophie : Cette épreuve me permet de sortir le nez du guidon, elle m’aide à prendre du recul sur mes recherches de thèse. Je vais devoir présenter à l’oral mes travaux sur les réseaux interpénétrés de polymères, de manière simple et accessible à tous. C’est un exercice pas facile, mais une expérience stimulante.

Lucile: Je trouve que le format de 180 secondes pour une présentation, qui se veut pédagogique et imagée, est attrayant. Le fait de s’adresser à un public large, qui n’est pas spécialiste de notre domaine, est un challenge. C’est un défi de ne pas recourir à un vocabulaire pointu compris seulement par nos pairs. Aussi, c’est valorisant de faire comprendre l’intérêt de nos travaux à des gens qui n’appartiennent pas à notre discipline.

Comment appréhendez-vous la finale locale, prévue le 13 mars ?

Lucile : Il y a évidemment un petit stress qui monte. La présentation est dans un coin de ma tête, il m’arrive de noter des idées sur mon téléphone quand je suis dans le RER par exemple. L’appréhension que je ressens me rappelle les auditions de clarinette que je passais lorsque j’étais élève au Conservatoire.

Anne-Sophie : Moi j’y pense la nuit, je cherche les images qui serviront à faire comprendre les enjeux de ma thèse de chimie. Dans mon parcours scolaire et universitaire, je suis régulièrement appelée à prendre la parole devant une salle. C’est à chaque fois intimidant, mais en même temps je ressens un certain plaisir.

A ce stade de la préparation, vous avez suivi trois ateliers avec Frédéric Guignot, que vous a apporté ce travail en amont du MT180 ?

Lucile : Frédéric m’aide à trouver l’idée centrale, le fil à dérouler durant ma présentation. J’apprends à ne pas tout dire, à construire un discours accessible aux non spécialistes. J’ai particulièrement apprécié un des premiers exercices qu’il nous a fait faire : celui-ci consistait à expliquer sa thèse à un enfant de huit ans. Cet exercice pratique m’a aidé à faire le tri.

Marie-Morgane : Comme je suis perfectionniste, je sais que le syndrome de la page blanche me guette. Grâce à l’accompagnement de Frédéric, nous y allons étape par étape. Il nous aide à structurer notre présentation et nous donne des pistes pour l’imager. Il répète qu’il faut surprendre le jury, proposer un spectacle vivant où l’on imprime notre personnalité.

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