Recherche

« Le concours MT180 a contribué à mon intégration »

21.02.2019

Arthur Angermuller fait partie des candidats de l’UCP en lice pour le concours MT180. Le doctorant nous présente ses travaux de recherche et nous raconte comment il a trouvé sa place au sein de l’équipe du laboratoire SATIE.

Arthur Angermuller

Arthur étudie les os humains, les soumet à des vibrations en laboratoire, les altère afin d’accélérer leur vieillissement. Ces protocoles de recherche, menés dans le laboratoire SATIE (Systèmes et applications des technologies de l’information et de l’énergie), ont un objectif sociétal bien précis. La thèse d’Arthur Angermuller devrait effectivement aider les gendarmes à dater des restes osseux trouvés lors de leur enquête criminelle. Le délai post mortem, c’est à dire le temps écoulé entre le moment de la mort et la découverte des ossements humains, est une information essentielle pour les enquêteurs. Or les techniques actuelles ne sont pas très précises.

« Nos travaux de recherche se recoupent »

Depuis un an, notre ingénieur en acoustique met donc en place une analyse vibratoire sur des échantillons d’os, fournis entre autre par le Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale. Encadré par son directeur de thèse, Nicolas Wilkie-Chancellier, le doctorant reçoit de nombreux conseils des chercheurs de SATIE. Dans le groupe Instrumentation et imagerie qu’il côtoie à Neuville-sur-Oise, Jean-Yves Le Huérou et Loïc Martinez le guident dans l’utilisation des différents outils de la plateforme technologique. Il est également en contact étroit avec Andres Arciniegas, qui utilise les mêmes modes opératoires pour caractériser le marbre. « Au sein du laboratoire, les chercheurs et les doctorants étudient des matériaux très différents, mais les procédés d’analyse et l’utilisation des instrumentations nous rapprochent. Par exemple, mon travail d’analyse des os humains va être utile à d’autres chercheurs du laboratoire ». 

« Je me suis fait une place au sein du laboratoire SATIE »

Quand Arthur a souhaité se porter candidat au concours MT180, les membres du laboratoire SATIE l’ont immédiatement encouragé. « Le laboratoire SATIE a pour coutume de présenter un candidat chaque année, je perçois l’intérêt que les personnes portent pour ce concours de vulgarisation scientifique. Mes collègues m’ont donné des idées pour rédiger mon texte de présentation en trois minutes ».

Pour Arthur, les retours et les validations des uns et des autres étaient nécessaires et lui ont permis de s’intégrer un peu plus dans l’équipe. Le doctorant a aujourd’hui le sentiment d’occuper une place à part entière dans l’unité de recherche. Dernièrement, il a participé au séminaire qui réunissait l’ensemble des équipes de SATIE, qui comprend non seulement des chercheurs de l’UCP mais aussi ceux de l’ENS Paris-Saclay et l’ENS Rennes, de l’université Paris Sud, du CNRS. « C’était très intéressant de voir le panel de la recherche effectuée dans ce grand laboratoire. Les 82 chercheurs et la centaine de doctorants mènent des travaux de génie électrique et de physique appliquée pour répondre à des enjeux très variés, qui vont de la santé à la sécurité, en passant par le développement durable… »

Partager :