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Georges Clemenceau, la mêlée sociale

Édition établie et présentée par Sylvie Brodziak avec une préface de Jean-Noël Jeanneney

Paris, Honoré Champion, coll. Collection "Textes de Littérature moderne et contemporaine", 2014

En 1893, vaincu aux élections législatives, Clemenceau perd son siège de député du Var, quitte les affaires et entame sa « traversée du désert». Celle-ci n’est que symbolique puisque toujours journaliste, il reprend avec enthousiasme sa plume et écrit régulièrement dans La Justice, son journal fondé en 1880. En 1895, il réunit une partie de ses articles, les assortit d’une longue préface et publie son premier ouvrage intitulé La Mêlée sociale. Recueil soigneusement fabriqué, La Mêlée sociale est à la fois expression de la pensée politique, économique et sociale de Georges Clemenceau et feuille de route de tous ses combats à venir.

Dans une République profondément inégalitaire où le libéralisme triomphe, Clemenceau choisit les plus pauvres et dénonce la misère tout en proposant des solutions. Convaincu que l’obtention de l’égalité est issue tout autant de la lutte individuelle que collective, Clemenceau mène une réflexion sur le travail, défend le droit de grève des mineurs et réclame le renforcement de l’action syndicale ouvrière.

En cette fin de siècle, fortement impressionné par les attentats anarchistes, Clemenceau condamne catégoriquement les lois liberticides dites « scélérates» et exige une réflexion nationale sur la politique que mènent les gouvernements de l’époque. Soucieux de la protection des personnes mais toujours irréductible militant contre la peine de mort, il décrit l’échafaud et la guillotine pour mieux les faire détester et disparaître.

La Mêlée sociale, composée d’une centaine d’articles percutants, est la quintessence du programme radical et humaniste que l’indomptable Clemenceau a voulu décliner dans la France de la Troisième République.

Voir la 4ème de couverture

 

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