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Carole Aubert de Vincelles, le droit pour agir

Carole Aubert de Vincelles est professeure en droit privé à l'UCP depuis 2009. Ses recherches portent sur le droit européen des obligations, des contrats et de la consommation.

Cette professeure de droit privé est du genre à aller jusqu’au bout.

Quand elle entreprend des études à Paris 2 Panthéon-Assas, elle va jusqu’au doctorat et enchaine aussitôt avec le concours de l’agrégation. « L’agrégation m’a permis de devenir directement professeure des universités. À 32 ans, j’étais nommée professeure de droit privé à Lyon 3 ». Intéressée par le droit européen, Carole Aubert de Vincelles devient membre d’un groupe de recherche rattaché à la commission européenne. Très vite, elle se hisse au rang d’experts en droit européen des obligations, des contrats et de la consommation. Les parlementaires européens et les cabinets d’avocats la consultent, les ministères français lui demandent son concours pour transposer des directives dans le droit français. « Je voulais aller encore plus loin, nous avons donc fondé avec des collègues universitaires et des professionnels du droit l’association Trans Europe Experts. Notre but est d’inciter les juristes français à participer plus activement à l’élaboration des règles européennes. Les juristes français ne pèsent pas suffisamment dans les débats européens ».

Impliquée dans la vie de l’université

En 2009, la professeure arrive à l’UCP. Elle découvre ce jeune établissement et se réjouit aussitôt de son dynamisme. « Ici, les projets sont encouragés et soutenus financièrement, la recherche est une priorité pour la direction de l’université ». Au sein du laboratoire LEJEP, Carole Aubert de Vincelles multiplie les publications dans des ouvrages collectifs, signe de nombreux articles dans les revues scientifiques. « Mon travail d’universitaire me passionne. Je n’ai pas voulu être avocate car je me suis aperçue lors d’un stage en licence que ce qui m’intéressait dans le droit était de réfléchir en amont, et non en aval, des textes de loi, et les critiquer afin de proposer des améliorations ». C’est cette démarche qu’elle essaie de transmettre à ses étudiants, dès la licence 1. Elle accompagne également cinq doctorants cette année et dirige l’école doctorale de droit et de sciences humaines qui regroupe environ 200 étudiants. « J’ai accepté ce poste car je ne conçois pas de ne pas m’impliquer dans la vie de l’université. D’ailleurs je suis également membre du conseil de l’UFR de droit ».

 

Propos recueillis par Guillaume Gesret.

Retrouvez ce portrait dans le numéro 63 d'Allez Savoir !, le magazine institutionnel de l'UCP.