Recherche

Catherine Lavandier, l’acousticienne

Pour elle, l’acoustique est un compromis entre la science et l’art. Un vaste champ de recherche qui fait appel à la fois à ses compétences de physicienne mais aussi à sa sensibilité de musicienne.

Catherine Lavandier a commencé sa carrière en tant qu’ingénieur, elle s’intéressait alors à l’acoustique des bâtiments et tentait de répondre à cette problématique majeure : comment construire des logements où l’on n’entende pas ses voisins ?

Au bout de quelques mois, la jeune femme décide de reprendre les études et s’engage dans une thèse sur l’acoustique des salles de concert. «Je travaillais dans les locaux de l’Ircam à Paris et j’expérimentais mes hypothèses de recherche à l’Opéra de Bastille qui était à l’époque en fin de construction».

Une fois la thèse soutenue, Catherine Lavandier décroche un poste de maître de conférences à l’IUT de génie civil, installé à Cergy-Pontoise. Nous sommes en 1991 et l’IUT est encore rattaché à l’université de Nanterre, ce n’est qu'un an plus tard que l’UCP verra officiellement le jour et l’intègrera.

Elle y enseigne la physique et initie les étudiants à l’acoustique. «Les industriels ont besoin d’acousticiens pour fabriquer des aspirateurs moins bruyants, pour concevoir des habitacles de voiture agréables ou des trains moins gênants».

En 1998, Catherine Lavandier rejoint le laboratoire MRTE (mobilités, réseaux, territoires, environnements) et se spécialise dans l’acoustique en milieu urbain. «L’objectif de mes travaux est de comprendre comment l’être humain perçoit son environnement sonore». La chercheuse étudie notamment le ressenti des riverains des aéroports, mais aussi celui des Parisiens qui subissent les multiples bruits de la ville. «Mes travaux intéressent les urbanistes en charge d’imaginer la ville de demain, mais aussi l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie soucieuse de protéger notre environnement».

En savoir plus : Laboratoire MRTE

 

Propos recueillis par Guillaume Gesret.

Retrouvez ce portrait dans le numéro 62 d'Allez Savoir !, le magazine institutionnel de l'UCP.

Partager :