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3 questions à Fabrice Goubard

Fabrice Goubard est professeur des universités à l'UCP. Il est responsable du pôle photovoltaïque du laboratoire LPPI et travaille sur l’élaboration de matériaux pour les cellules photovoltaïques souples.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Titulaire d’un doctorat en chimie du solide à l’UPMC, j’ai effectué une conversion thématique dans l’étude des polymères et des phénomènes d’interfaces au sein du laboratoire de physicochimie des polymères et des interfaces à l’UCP. Au laboratoire, je suis responsable du pôle photovoltaïque, avec une équipe d’enseignants-chercheurs et d’un ingénieur apportant par leurs compétences en électrochimie et en synthèse organique, une complémentarité nécessaire pour l’aboutissement des études.

Pouvez-vous nous détailler les thématiques sur lesquelles vous travaillez ?

Ma principale thématique repose sur l’élaboration de matériaux pour les cellules photovoltaïques souples. Ces dernières permettent de convertir l’énergie solaire en électricité. Je compte poursuivre mes recherches en exploitant notamment les possibilités d’utiliser et de synthétiser de nouvelles molécules conductrices appelées « verres moléculaires » à la fois adaptable pour le photovoltaïque mais aussi pour les LEDs.

Quels sont les enjeux liés à vos recherches ?

Dans un secteur très concurrentiel, mon équipe privilégie notamment la stabilité des cellules photovoltaïques plutôt que la performance. En effet, ces cellules en « plastique » n’ont pas besoin d’atteindre les rendements photovoltaïques des cellules actuellement commercialisées pour être rentables. Elles se démarquent plus par leurs propriétés : la facilité de mise en forme, leur légèreté et leur flexibilité laisse entrevoir des applications embarquées dans des secteurs aussi divers que l’automobile, le bâtiment et l’habillement. Pour cela, nous devons trouver le matériau qui ne se dégrade pas ou très peu.

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