Rezo UCP

Emilie Devrainne

Traductrice et relectrice-correctrice indépendante

Diplômé d'une licence LLCE allemand en 2011

1) Quel chemin avez-vous parcouru ?

Une fois mon bac L en poche, je ne savais pas trop vers quelle filière me tourner. Comme j’aimais bien les langues (surtout l’allemand en réalité), j’ai démarré une première année de LEA à l’UCP que j’ai validée. Cependant, les matières appliquées (droit, économie…) ne me plaisaient pas plus que ça et, une semaine après la rentrée en L2, sur un coup de tête, j’ai demandé à changer de filière et je suis partie en première année de LLCE allemand où j’ai retrouvé de l’intérêt pour la littérature et la civilisation. En 3e année, je suis partie en échange ERASMUS à Bochum, en Allemagne, année pendant laquelle je me suis épanouie aussi bien sur le plan personnel que sur celui des études. J’ai beaucoup hésité lors des candidatures en Master et me suis finalement tournée vers la traduction en intégrant le Master TSM (Traduction spécialisée multilingue) de l’Université de Lille avec la combinaison allemand/anglais>français. Eh oui, je ne suis pas restée fidèle à l’UCP ! Mon envie de découvrir d’autres horizons a été la plus forte. J’ai finalement obtenu mon diplôme en septembre 2013 et suis maintenant traductrice/relectrice indépendante (www.alltradix.fr).

 2 ) Que vous a apporté votre formation à l’université de Cergy-Pontoise ?

La filière LLCE a bien évidemment contribué à mon excellente maîtrise de la langue allemande, ce qui est obligatoire dans mon métier. Certes, l’échange universitaire en Allemagne y est pour beaucoup également, mais cela aurait été difficile de suivre les cours là-bas sans avoir eu une bonne formation avant. Quant à mon année en LEA, je ne la renie pas, puisque je suis ensuite retournée en Master LEA : elle m’a permis de me remettre à niveau en anglais et d’en apprécier un peu plus son usage, moi qui étais tout à fait réfractaire à cette langue.

D’un point de vue plus large, je me rends compte avec le recul que de commencer mes études à l’UCP a été une bonne chose quant à la prise d’autonomie post-bac : c’est en effet une université ni trop grande ni trop petite où l’on ne se sent pas trop perdu. Également, la mission handicap a toujours été très à l’écoute de mes besoins et a facilité le suivi de mon cursus.

3 ) Quelles sont vos perspectives aujourd'hui ?

Professionnellement parlant, pouvoir vivre de mon activité de traductrice. Je ne me projette pas plus loin pour le moment. Peut-être un jour passerai-je le concours pour être traductrice à l’UE ? On verra bien. En attendant, je pense surtout à profiter de la vie, à voyager, pourquoi pas à faire le tour du monde et, enfin, à quitter le Nord avant d’en attraper l’accent !

 4) Un conseil aux étudiants et anciens de l'UCP ?

Ne pas rester dans une formation qui ne vous plaît pas outre mesure, même si cela signifie étudier un ou deux ans de plus que ce que l’on avait prévu. Beaucoup hésitent à le faire : on a l’impression d’avoir perdu les années effectuées jusque-là. Mais c’est faux, elles seront toujours utiles plus tard et, finalement, si vraiment on sait que notre intérêt se trouve ailleurs, il faut foncer, car cela influera aussi sur votre vie professionnelle qui est bien plus longue que la vie étudiante !