Université

L’UCP s’engage sur l’insertion professionnelle

04.05.2017

La question de l’insertion professionnelle mérite d’être posée à l’université. L’idée selon laquelle la « fac » ne garantirait pas de trouver un emploi est largement démentie par une enquête publiée récemment. A l’UCP, l’insertion professionnelle est depuis toujours une préoccupation majeure. « Elle est inscrite dans son ADN », nous dit François Germinet. La vice-présidente en charge de ces questions, Sabine Lepez, nous explique comment l’UCP travaille à l’entrée des étudiants dans le monde du travail.

Dans le peloton de tête des universités

Près de 100 000 jeunes diplômés ont répondu à l’enquête relative à l’insertion professionnelle conduite par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. L’université de Cergy-Pontoise n’a pas à rougir des palmarès affichés en décembre dernier, elle arrive par exemple à la première place du classement pour les diplômés d’une licence professionnelle de sciences de l’ingénieur avec un taux d’insertion à 95%. Toujours en sciences de l’ingénieur, l’UCP se classe sur la troisième marche du podium pour les étudiants ayant obtenu un master.

9 diplômés sur 10 trouvent un emploi

Dans les autres UFR, les taux d’insertion professionnelle sont généralement supérieurs à la moyenne nationale. En droit, 97% des étudiants travaillent dix-huit mois après l’obtention de leur master contre 86% à l’échelle nationale. L’écart est tout aussi large en Histoire-Géographie, 95% contre 84%. Alors que le taux de chômage des jeunes atteint près de 25%, les diplômes universitaires restent manifestement une protection efficace face au chômage.

Au chapitre du salaire, un jeune diplômé de master peut prétendre entre 1600€ à 1900€ net mensuel alors qu’un étudiant peut prétendre à 1500€ en moyenne avec une licence professionnelle.

François Germinet, président de l’UCP, conclut : « ces résultats montrent combien les formations de l’université de Cergy-Pontoise sont performantes en matière d’insertion professionnelle. Nous sommes systématiquement sur le podium des meilleures formations en France, pour ce qui concerne l’obtention d’un emploi ou encore le salaire des diplômés. Et cela encore, nous devons le faire savoir ! »

 

3 questions à Sabine Lepez, vice-présidente en charge de l’orientation professionnelle des étudiants 

Quelle stratégie mettez-vous en place à l’UCP pour favoriser l’insertion professionnelle ?

Nous considérons tout d’abord qu’il ne faut pas attendre que les étudiants obtiennent leur diplôme pour les accompagner. Nous intervenons le plus en amont possible afin que les étudiants se posent très tôt les bonnes questions. Nous pensons qu’une bonne orientation participe à la réussite de l’insertion professionnelle. Les équipes de la direction orientation et insertion professionnelle (DOIP) interviennent dès la L1 pour que les étudiants explorent la réalité d’un métier en faisant des stages et en rencontrant des acteurs économiques. Jusqu’en Master, elles les accompagnent dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un projet professionnel rendu obligatoire et noté dans certains cursus.

L’UCP agit également en direction des entreprises qui recruteront les étudiants une fois qu’ils seront diplômés ?

Nous nous efforçons en effet de rapprocher les acteurs économiques de l’université. Les cadres d’entreprise rencontrent régulièrement les responsables de formation dans le cadre de petit-déjeuner ou de visites d’entreprise pour qu’ils prennent connaissance des diplômes que nous délivrons. L’UCP a également adhéré à l’association Atout jeunes universités pour étendre ces échanges. Ce mouvement « d’acculturation » entre l’université et le monde socio-économique fonctionne dans les deux sens, les enseignants doivent comprendre l’utilité de se rapprocher de l’ensemble des organisations. C’est le cas lorsqu’ils participent à des conseils de perfectionnement. Lors de ces rencontres qui se généralisent à l’UCP, les enseignants-chercheurs se mettent autour d’une table avec les futurs recruteurs et les anciens étudiants pour mettre en adéquation le contenu de la formation et les besoins du marché du travail.

Le troisième axe de votre stratégie concerne les anciens élèves ?

Nous souhaitons renforcer l’accompagnement des « alumnis » et le sentiment d’appartenance à l’UCP. Si les diplômés de l’UCP ont le réflexe de prendre un étudiant de leur ancienne formation en stage, en apprentissage ou en CDD et CDI, nous aurons tout gagné. Nous savons l’importance du réseau pour s’insérer dans le monde du travail. 

 

Des liens directs avec les entreprises

Le stéréotype qui voudrait que l’université tourne le dos aux entreprises, et réciproquement, est faux. De grandes entreprises sont liées à l’UCP. Danone, L’Oréal, la Société Générale et Aéroport de Paris ouvrent leurs portes aux étudiants cergypontains depuis que l’université est membre fondateur de l’association Atout jeunes universités. La mission de cette association est de favoriser l’insertion professionnelle des étudiants des filières les plus éloignées des métiers de l’entreprise (langue, lettres et sciences humaines et sociales) en privilégiant les actions concrètes.

Chaque année, ce sont cinq à dix étudiants de l’UCP qui décrochent un contrat d’apprentissage dans une de ces quatre entreprises et une soixantaine qui assistent à des conférences et à des visites d’entreprises. Une autre entreprise de poids est en relation avec l’UCP. Le géant américain Google a choisi l’amphi Larousse des Chênes en février dernier pour proposer une formation de marketing digital. 500 étudiants étaient dans la salle et un recruteur de l’Oréal a même profité de ces trois jours pour embaucher un candidat dans l’amphi.

L’UCP soigne également ses relations avec les PME locales. Dans le cadre de Speed recrut’ qui se déroule en novembre, l’UCP accueille par exemple environ 60 entreprises du bassin qui viennent recruter des étudiants pour un stage ou un emploi.

Témoignage de Romain Linga

Étudiant en 2è année de licence éco-gestion

« Dans le cadre de la licence, j’ai suivi un TD obligatoire dirigé par la responsable du pôle insertion professionnelle, Béatrice de la Faye. Durant six séances de deux heures, en petit groupes de dix étudiants, j’ai défini un objectif de carrière professionnelle et les moyens pour y arriver en me posant les bonnes questions. Ce TD ne ressemble à aucun autre cours, les tables sont disposées en U et chaque étudiant est là pour partager son projet professionnel et ses expériences. Ce module aide à se projeter dans un avenir pas si lointain finalement. Quand on est étudiant en licence, on n’a pas toujours le réflexe d’anticiper, on se contente de préparer les partiels. Ce TD nous encourage à penser aux étapes d’après. Et puis, sur le plan technique, la chargée de TD nous donne des conseils pour rédiger un CV et une lettre de motivation et se préparer à un entretien de recrutement ». 

Simulation d’entretien

Les étudiants de l’UCP et les jeunes diplômés ont accès à un atelier de simulation d’entretien à la DOIP (direction orientation et insertion professionnelle). Animé par Kristine Korber, cet atelier est proposé à plusieurs reprises dans l’année. Les participants reçoivent également des conseils sur la rédaction de la lettre de motivation.

Accès à des offres en ligne

Depuis un peu plus d’un an, les étudiants de l’UCP ont accès à un job board, alimenté par 3000 entreprises qui publient des offres de stages, d’emplois et d’apprentissage. RéseauPro, qui regroupe plusieurs universités de la région parisienne, donne également accès à un agenda des événements d’insertion professionnelle dans l’Ile-de-France. 

http://reseaupro.u-cergy.fr

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