Université

Les étudiants font le bilan des CMI

Une nouvelle promotion labellisée !

16.10.2018

Les cursus master en ingénierie (CMI) ont été lancés il y a cinq ans. Les étudiants de biotechnologies et d'informatique de l’université de Cergy-Pontoise, mais aussi ceux de Toulouse, de Montpellier, de Lorraine, de Bretagne ont été mis à l'honneur le 4 octobre dernier à l’occasion de la cérémonie nationale de remise du label.

L’université de Cergy-Pontoise a fait le choix de proposer depuis 2013 des cursus masters en ingénierie (CMI), filières sélectives développant une pédagogie innovante à la fois fortement professionnalisante et ancrée dans la recherche. Aujourd'hui, les étudiants peuvent choisir entre 9 cursus : biotechnologies, chimie, génie civil, géosciences, ingénierie financière, tourisme culturel, informatique, génie électrique, et géographie. Le directeur de ces filières, Emmanuel Pauthe, assure « qu’avec l’approche en mode projet, les CMI permettent le travail en équipe et apportent des solutions créatives à certaines problématiques, proches de celles que l’on peut trouver dans le milieu professionnel ».

 

 

Léa Fernandes, Maxime Gobin, Deborah Bretille, Lucie Gernez, Sabrine Bokhari du CMI biotechnologies spécialité biomatériaux pour la santé 

Léa : « C’est un cursus en cinq ans qui va au-delà du programme de la licence et du master. Nous avons eu des cours supplémentaires : de l’anglais pour passer le TOEIC, des séances pour mieux connaître le monde de l’entreprise, des initiations à l’art, des techniques de management… Cela nous a ouvert l’esprit »

Lucie : « Au départ, pour être franche, j’étais tentée par une école d’ingénieur. Finalement quand j’ai vu cette formation à l’université, je me suis dit pourquoi pas. L’université a l’avantage d’accueillir des chercheurs, qui nous ont ouvert les laboratoires. A mon avis, le CMI combine les points positifs de l’université et les points positifs d’une école d’ingénieur ».

Maxime : « Le CMI nous permet de faire plus de stages par rapport au cursus classique, nous en avons fait au moins cinq en cinq ans ; L’autre point important à mes yeux, c’est que nous avons été accueillis dans les laboratoires pour y mener des projets. Nos rencontres avec les chercheurs de l’UCP nous ont conduits à assister à des colloques et à des conférences. Nous avons vraiment découvert le métier de chercheur. D’ailleurs, la moitié d’entre nous se dirigent à présent vers une thèse »

Lucie : « Nous sommes régulièrement amenés à travailler en groupe. C’est une particularité du CMI, la gestion de projet en équipe est au cœur des enseignements. Cette pédagogie innovante nous aide à devenir autonome tout en ayant le sens du collectif. Cela contribue à l’esprit d’équipe et à l’idée de promo aussi. Dans les CMI, nous organisons des fêtes et des séminaires d’intégration pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux étudiants qui entrent dans le CMI ». 

 

 

 

Alexis Aktor, Bruno Tessier, CMI Informatique Systèmes intelligents communicants

Bruno : « J’ai opté pour le CMI après le Bac pour m’assurer d’être pris en Master. Cette garantie m’avait convaincu au départ. D’autant plus que je savais que le Master contenait des enseignements en robotique, ce qui m’intéressait déjà fortement ».

Alexis : « Face aux recruteurs, nous essayons de vendre le CMI, mais personne ne connaît ce cursus. C’est normal, nous essayons les plâtres. Nous mettons en avant ce que nous avons fait en plus : les stages, les passages en laboratoire, le niveau en anglais. Mais très franchement, le CMI n’est pas encore une marque comme peut l’être une école d’ingénieur. Cela viendra peut-être… »

 

 

Hadjer Ouldali, étudiante CMI diplômée en 2017

Hadjer« Le CMI était un choix audacieux, que je n’ai jamais regretté.. En entrant à l’université, je ne savais pas si je voulais m’orienter vers l’entreprise ou la recherche. Le CMI ne m’a fermé aucune porte. J’ai découvert le travail des chercheurs qui m’ont aidé à déterminer mon projet professionnel. En étant proche des laboratoires, nous savons quelles technologies seront importantes et quelles voies seront porteuses. Le CMI nous confronte aussi au monde de l’entreprise. Quand je postulais pour obtenir des stages, je devais présenter le CMI, ce que n’a pas à faire un étudiant d’une école d’ingénieur. Toutefois les recruteurs demandaient à voir, ils m’ont toujours donné une chance. En général, les étudiants de CMI donnent satisfaction en entreprise car ils sont habitués à gérer les projets en équipe. »

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