Université

MT180 finale locale : la grande gagnante est Davina Desplan !

25.04.2017

Trois minutes, pas plus, pour parler de sa thèse de manière simple et ludique à un public diversifié à l’aide d’une seule diapositive, voilà le défi qu’a accepté de relever Davina Desplan, classée 2ème de la finale nationale « Ma thèse en 180 secondes ». Elle était la grande gagnante de la finale locale. A ses cotés quatre autres étudiants-chercheurs étaient venus défendre leur sujet de recherche, de l’étude de la bioactivité à celle du microenvironnement, tous sortent grandis de cette exercice de style. Choisie par le jury pour son allocution et sa présence scénique, Davina Desplan avait répondu à nos questions.

Quel a été ton parcours avant cette thèse ?

Je suis passionnée de produits cosmétiques, en tant que consommatrice avertie j'aime tester et découvrir de nouveaux produits. J’ai donc orienté mes études dans ce sens. Avant la thèse, j'ai effectué une licence en biochimie biologie moléculaire à Paris 7, puis un master professionnel spécialisé dans les matières premières cosmétiques à l'ISIPCA (Institut Supérieur International du Parfum, de la Cosmétique et de l'Aromatique alimentaire). J'ai effectué mon apprentissage dans le laboratoire de recherche appliquée de la société SYMRISE (maison de parfumerie, fournisseur de matière première cosmétique et d’arôme alimentaire).

Pourquoi ce sujet de thèse ?

Après mes deux ans d'apprentissage, j'ai eu l'opportunité de continuer en thèse au laboratoire SATIE, ici à l'UCP. Ce sujet m'a intéressée tout d'abord parce qu'il traite d'une problématique cosmétique mais aussi pour son aspect pluridisciplinaire. Je dois jongler entre la physique, la chimie, la microbiologie et les cosmétiques. C'est assez stimulant et enrichissant de travailler avec des chercheurs venant de domaines scientifiques totalement différents et de devoir mener un projet en commun.

Pour reprendre l'exercice de MT180 peux-tu me vulgariser ta thèse en quelques lignes ?

J’étudie la stabilité des produits cosmétiques, c’est-à-dire l’évolution de leurs propriétés physique et chimique mais aussi l’effet des contaminations par des bactéries au cours du vieillissement dans le temps. Pour cela j’utilise une technique de mesure développé par mon laboratoire, il s’agit d’une méthode non destructive : la rhéologie haute fréquence. Elle permet de remonter aux propriétés mécaniques mais contrairement au techniques de rhéologie classique à une échelle plus précise et permettrait une détection plus précoce des phénomènes d’instabilité ou de contamination biologique dans les cosmétiques.

Et maintenant ? Tes projets ?

Maintenant, il ne me reste plus qu'à perfectionner encore mon discours pour la finale nationale du concours MT180. Je veux terminer ma thèse, puis ensuite me lancer un nouveau challenge qui est l'entrepreneuriat dans l'industrie cosmétique.

 

La prestation de Davina lors de la finale locale

Seize étudiants-chercheurs s’affronteront en public le 14 juin prochain lors de la finale nationale à Paris. Le vainqueur du concours national MT180, ainsi que le doctorant arrivé en deuxième place, représenteront la France lors de la finale internationale le 28 septembre 2017 à Liège, en Belgique.

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