Université

Partir à l’étranger

01.02.2018

« Une expérience à ne pas manquer ». C’est la formule qu’utilise actuellement la direction des relations internationales pour encourager les étudiants de l’université de Cergy-Pontoise à partir étudier à l’étranger.

En novembre, l’équipe des relations internationales « est partie en campagne ». A sa tête, on retrouve Joëlle Gury qui est allée d’amphi en amphi pour informer les étudiants sur les possibilités de départ à l’étranger. « Avec mes collègues, nous intervenons durant l’heure du déjeuner, UFR par UFR,  pour toucher un maximum d’étudiants ». Lors de ces rencontres, les étudiants se renseignent sur les démarches à accomplir pour faire « un Erasmus » ou une année d’étude dans le reste du monde. La directrice des relations internationales leur présente la procédure à suivre pour candidater et les aides à la mobilité auxquelles ils peuvent prétendre.

Un accompagnement personnalisé

La première chose à faire pour les étudiants est de consulter la liste des accords avec les universités étrangères conclus par leur composante. Pour cela, ils doivent se tourner vers le coordinateur « Relations Internationales » de leur UFR qui est là pour les accompagner sur le plan pédagogique. Paul Maarek assume ce rôle au sein de l’UFR Économie et Gestion. « Je regarde avec les étudiants les matières proposées dans les universités partenaires afin de déterminer un contrat d’études. Ensuite, à partir du mois de janvier, je sélectionne les étudiants en fonction de leurs notes et de leur motivation ». Contrairement aux a priori, ce ne sont pas uniquement les meilleurs étudiants qui peuvent partir, les coordinateurs nous disent qu’ils donnent leur feu vert aux étudiants qui ne vont pas échouer. Nuance. Paul Maarek ajoute qu’il incite fortement les étudiants à aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. « Un semestre à l’étranger est non seulement un atout sur le CV, mais c’est aussi une expérience de vie et une ouverture d’esprit. A Cergy-Pontoise, la majorité de nos étudiants vivent encore chez leurs parents, cela leur fait du bien de sortir du cocon familial ».

L’an dernier, 394 étudiants de l’UCP ont étudié à l’étranger (230 dans le cadre d’Erasmus +) et 314 ont effectué un stage au-delà de nos frontières. L’université de Cergy-Pontoise leur offre un large choix parmi les 478 accords conclus avec des universités de 56 pays différents. Comme les autres coordinateurs, Paul Maarek s’efforce de négocier constamment de nouveaux partenariats pour élargir le spectre à l’international. « Ces négociations se jouent avec des confrères que je rencontre dans des colloques et des conférences. Dernièrement, j’ai dirigé des recherches avec un professeur d’une université de Budapest. Ce lien a débouché sur un nouvel accord entre cette université hongroise et l’UCP ».

Tout savoir sur les aides à la mobilité

Un départ à l’étranger, cela demande une longue préparation. Pour aider les étudiants dans ce projet, l’équipe des relations internationales ouvre ses portes du lundi au vendredi au 3ème étage de la tour des Chênes. Elle répond aux petites inquiétudes et peut les mettre en contact avec les anciens étudiants qui ont l’expérience de l’étranger : « C’est très utile pour trouver un logement, notamment ». Les membres de la direction sont là également pour les aider à décrocher les aides à la mobilité. L’université de Cergy-Pontoise puise dans les subventions de l’Europe, de l’Etat et de la Région pour répartir ces bourses. « Malheureusement les financements baissent d’année en année, surtout depuis que le Département du Val d’Oise ne verse plus de subventions », déplore Joëlle Gury. Les étudiants peuvent ainsi espérer un coup de pouce allant de 180 à 300€ par mois pour subvenir à leurs besoins. La répartition est arbitrée en commission, charge à elle de déterminer le montant de l’aide en fonction de la situation sociale de l’étudiant et du coût de la vie du pays choisi. Les étudiants inscrits en CMI et en IEP, ou bien en stage à l’étranger, ont également la possibilité de se tourner vers la Fondation de l’UCP qui attribue chaque année quelques aides complémentaires.

Lors de la tournée dans les amphis, la directrice des relations internationales l’a répété clairement : « Partir à l’étranger coûte de l’argent, les bourses auxquelles vous pouvez prétendre ne couvriront pas l’ensemble de vos dépenses de logement, d’alimentation et de sorties ». Les étudiants sont prévenus, ils ont intérêt à mettre de côté dès maintenant.

Aller au CIEL

Pour étudier à l’étranger, il est utile de maîtriser un minimum la langue du pays. L’université de Cergy-Pontoise dispose d’un centre de langues, situé au troisième étage des Chênes 1 (E387). Ce centre inter-composantes d’enseignements de langues (CIEL) propose des cours de conversation en anglais, en allemand, en espagnol et en japonais (prochainement en russe et en chinois). Ces discussions informelles ne donnent pas lieu à des évaluations, elles se jouent librement entre les étudiants et les tuteurs. Les étudiants ont également accès à deux ateliers de deux heures pour préparer le TOEIC. Chaque année, environ 800 étudiants passent cette certification dans les murs de l’université. Le centre de langues dispose également d’un espace de travail multimédia dans la bibliothèque des Cerclades. Le CRL (centre de ressources linguistiques) donne accès à des logiciels pour s’auto-former en plusieurs langues (arabe, polonais, roumain, turc, portugais…). Les étudiants peuvent se connecter aux vingt ordinateurs pour travailler à la fois la compréhension et l’expression orales et écrites.

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