Université

Plus de 200 testaments de Poilus étudiés et mis en ligne

01.06.2018

Le projet " Testaments de Poilus " vise à produire une édition électronique d’un millier de testaments retrouvés après la Première Guerre mondiale. Un an après la mise en ligne de la plateforme de transcription collaborative, Emmanuelle de Champs, responsable du projet, fait le bilan.

Comment marche la plateforme ?

La plateforme de transcription " Testaments de Poilus " met à disposition des images numérisées des testaments de Poilus morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale. On peut rechercher un testament par nom, ou bien date, ou encore par lieu de naissance ou de décès du testateur. Les utilisateurs ayant créé un compte peuvent ensuite transcrire le texte d’un testament et l’enrichir avec un encodage spécifique qui permet la mise en page du texte (XML/TEI), grâce à une plateforme de transcription dédiée et un tutoriel détaillé. Tous les utilisateurs sont des bénévoles. Ils sont ainsi les premiers lecteurs des testaments, en les transcrivant ils découvrent ce patrimoine, témoignages souvent touchants de la vie privée des soldats. Par leur travail de transcription et d’encodage, ils contribuent à réaliser une édition électronique qui sera consultable librement en ligne, permettant de faire vivre la mémoire des soldats. Cette plateforme a pu être réalisée grâce à un partenariat soutenu par la Fondation des Sciences du Patrimoine. Il rassemble deux laboratoires de l’UCP (Agora et Etis), les Archives nationales, les Archives départementales des Yvelines, l’Ecole nationale des Chartes et l’université Paris 8.

Combien de documents sont arrivés ? 

Plus de 200 testaments sont actuellement en ligne. Depuis l’ouverture de la plateforme en février 2018, l’intégralité des testaments ont été transcrits par nos internautes bénévoles. Aujourd’hui, près de 300 comptes utilisateurs ont été créés, les contributeurs les plus dynamiques ont transcrit et encodé chacun plus d’une vingtaine de testaments !

D'où vous arrivent les testaments ?

Les testaments qui constituent notre corpus sont tous conservés dans les fonds d’archives publics (et non chez des particuliers). Ils se trouvent dans les Minutiers des services d’archives : Archives nationales et Archives  départementales. Aujourd’hui, la plateforme contient des testaments découverts au Minutier central des notaires aux Archives nationales et aux Archives départementales des Yvelines. L’année prochaine, grâce à un nouveau partenariat, ceux des Archives départementales du Val d’Oise et celle du Nord seront mis à disposition. Ce sont aussi des bénévoles qui participent à la recherche des testaments dans les fonds d’archives, encadrés par les archivistes. Des chantiers de dépouillement sont organisés aux AD des Yvelines depuis 2016, ils ont permis la découverte d’une centaine de testaments. A Paris, de petits groupes de bénévoles ont été sollicités et plus de 200 testaments ont été découverts. L’année prochaine aux AD du Val d’Oise et du Nord, ce sont principalement des étudiants de l’UCP et de l’université de Lille qui formeront les équipes de dépouillement. Au fur et à mesure des découvertes, les testaments sont numérisés et indexés par les institutions partenaires du projet afin de pouvoir être exploités dans la plateforme. C’est aussi l’équipe qui s’occupe de la vérification et de la validation des testaments.

 

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