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Carine Royer et Michèle Weinachter : chargées de mission RSDD

Carine Royer et Michèle Weinachter sont les chargées de mission Responsabilité sociétale et Développement durable de l'université. Elles mènent des réflexions transversales au sein de l’UCP sur ces sujets en collaboration avec les partenaires locaux et les organisations nationales et internationales.

Vous avez été nommées chargées de mission RSDD, en quoi est-ce que cela consiste ?

La première étape est de mener les réflexions transversales au sein de l’UCP sur les transitions sociétales, en collaboration avec les partenaires locaux et organisations nationales et internationales. A partir de là, il s’agit de formuler des propositions d’action qui contribuent à la politique de l’établissement, en l’occurrence à la priorité de François Germinet d’aller vers une démarche de plus en plus forte de l’UCP en matière de Responsabilité sociétale et de Développement durable. Nous devrons ensuite accompagner la communauté dans la mise en œuvre des propositions retenues.

Notre premier objectif a été de nous former et de nous intégrer aux réseaux nationaux existants, et notamment au réseau des référents RSDD de l’enseignement supérieur. Aussi, nous représentons l’UCP dans les réunions nationales impulsées par la CPU et la CGE. Nous sommes également membres de Cirses, le Collectif pour l’Intégration de la Responsabilité Sociétale et du développement durable dans l’Enseignement Supérieur.

Nous allons à la rencontre des parties prenantes, en commençant par les parties prenantes internes à l’UCP. Michèle est allée également à la rencontre des étudiants, qui doivent être au cœur du projet, tandis que Carine rencontrait l’équipe de la présidence, et les composantes. Le travail est énorme et nous découvrons tout ce qui a déjà été fait à l’UCP en termes de RSDD, et qu’il va falloir mieux valoriser - que ce soit des actions, des savoirs, des savoir-faire, des formations ! Nous avons commencé également à travailler avec les services et les laboratoires de recherche. Il s’agit d’un défi collectif, notre objectif est donc l’implication de l’ensemble des acteurs de la communauté dans de nouvelles pratiques, et dans l’impulsion et la réalisation des projets. Du côté des étudiants, une association étudiante dédiée au RSDD, « Demain UCP », a été créée, et des actions sont programmées. Actuellement, nous cherchons à renforcer les liens et à imaginer de nouvelles actions avec les partenaires, que ce soit la COMUE ou le territoire, comme la Communauté d’agglomération. Nous allons ensuite travailler sur des projets plus précis avec tout le personnel déjà sensibilisé et même expert des problématiques qui nous intéressent, et bien sûr tous ceux qui s’y mettront ! Pour ceux qui souhaitent s'informer ou simplement débattre sur cette démarche : le 19 janvier, l’UCP va accueillir, sur le site des Chênes, Cyril Dion, le réalisateur du film « Demain – Toutes les solutions existent », pour une projection-débat.

Quels sont les principaux axes du rapport RSDD rendu à François Germinet ?

Il sera rendu officiellement à l’occasion de cet événement. En partant de l’existant, notre objectif a été de faire un bilan sur nos forces et nos faiblesses, accompagné de préconisations sur l’ensemble des aspects concernés. Nous avons pour cela utilisé les 5 axes du Référentiel national sur le RSDD dans l’enseignement supérieur, qui donne un cadre d’action très précieux et détaillé. Ces 5 axes de travail sont la gouvernance, la formation, la recherche, l’environnement bien sûr mais aussi l’inclusion sociale et l’ancrage territorial.

Quelles sont les actions prioritaires pour l’UCP ?

La première priorité selon nous : une meilleure valorisation de ce qui est déjà fait. Nous souffrons d’un manque de connaissance de ce qui se fait juste à côté, que ce soit dans l’université, ou dans son environnement immédiat. Qui sait par exemple qu’il existe un atelier de réparation de vélos à deux pas de l’esplanade des Chênes ? En interne, qui a aperçu le potager du Faclab sur la pelouse de Gennevilliers ou l’éolienne de Neuville ? Qui connait les recherches menées sur les biofilms, les micro-algues ou la mobilité propre ? Qui pourrait faire la liste des masters consacrés totalement ou partiellement à la formation au RSDD ? Tout cela se déroule pourtant à l’UCP ou juste à côté. La valorisation de ces actions contribuera à mieux enclencher la dynamique collective.

La seconde priorité pourrait être structurelle. Comment nous organisons-nous pour développer notre politique RSDD à l’UCP ? Nous avons des propositions qui seront présentées dans le rapport. Un constat : sans l’engagement du personnel et des étudiants, les actions resteront  à un niveau qui n'aura pas de vertu transformante. La sensibilisation et la mobilisation sont un objectif prioritaire. Le RSDD ne peut être mené qu’en collectif, il ne peut être constitué d’actions top-down. Aussi, nous allons par exemple proposer l’intensification de la sensibilisation au RSDD et la mise en place d’actions avec les sites, les composantes, les services et les laboratoires, là où le sentiment d’appartenance est le plus fort, ainsi que la mise en place de relais au plus près du terrain. 

Etre une université qui s’engage, être une université exemplaire, cela s’organise.

Pourquoi le développement durable et la responsabilité sociétale sont-ils si importants dans l’ESR ?

Le RSDD, c’est une politique permettant d’expérimenter et de construire une nouvelle société conciliant efficience économique, progrès social, qualité de vie, protection de l’environnement et préservation des ressources, notamment énergétiques.

Les universités en tant qu’établissement public ont un impact sur leur environnement et sur leur personnel et doivent se responsabiliser sur ces questions. Elles ont également une responsabilité éminente vis-à-vis des nouvelles générations : les jeunes doivent être sensibilisés et formés aux défis auxquels nous sommes confrontés individuellement et collectivement. L’enjeu est central pour l’avenir de notre communauté et de nos sociétés, mais c’est également l’attractivité de notre établissement qui en dépendra : d’ores et déjà les connaissances et compétences en RSDD acquises au cours de la formation sont un élément regardé de près par les recruteurs, toujours plus nombreux, qui prennent en compte cette dimension dans leurs stratégies, et ce sera donc pour les jeunes un critère de plus en plus important dans le choix d’un établissement de formation.

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