Vie étudiante

Des pépites parmi les étudiants entrepreneurs

20.12.2018

Le Prix PEPITE- Tremplin pour l’entrepreneuriat étudiant- a récompensé deux docteurs du laboratoire ETIS. Pierre Delarboulas et Adrien Jauffret ont créé une entreprise, INSTAR Robotics, qui conçoit des robots capables d’aider les pépiniéristes et les horticulteurs à assurer leur logistique.

Des pépites parmi les étudiants entrepreneurs

Pierre Delarboulas et Adrien Jauffret se sont rencontrés dans le laboratoire ETIS il y a quelques années, alors qu’ils réalisaient chacun une thèse dans le domaine de la robotique et de l’intelligence artificielle. Leurs travaux de recherche, similaires en certains points, les ont naturellement amenés à échanger et par la suite, à sympathiser. « Assez vite, nous avons eu l’idée de créer notre propre société pour développer un robot utile qui remplirait des fonctions pratiques au service des entreprises », explique Pierre. Pour concrétiser leur projet, les deux jeunes hommes se sont rapprochés de Nicolas Schoemaeker et de Alexandre Oeconomos, deux ingénieurs de leur entourage, dans le but de cofonder la société INSTAR Robotics. En mai 2018, ils déposaient ensemble les statuts.

 « Ce type de récompense est toujours bon à prendre »

Etant encore rattachés à l’UCP, Pierre et Adrien ont pu bénéficier du statut d’étudiant entrepreneur et à ce titre, participer à la cinquième édition du Prix PEPITE qui récompense chaque année les projets entrepreneuriaux étudiants les plus innovants. En octobre dernier, la bonne nouvelle est tombée pour les deux Cergypontains, Pierre et Adrien font partie des lauréats nationaux du Prix PEPITE 2018. « Nous avons reçu ce prix, qui se présente comme un tremplin pour l’entrepreneuriat étudiant, comme un encouragement. Il confirme que notre projet est prometteur et innovant et surtout que nous ne sommes pas les seuls à y croire », nous dit Adrien.

Premier robot commercialisé en 2019

L’entreprise INSTA Robotics a l’ambition de concevoir des robots autonomes, intelligents et réactifs, dotés de réseaux de neurones artificiels. « Nous ne voulons pas d’un robot tape à l’œil et gadget, nous préférons mettre au point une machine intelligente qui soit au service d’une activité professionnelle ». Par exemple, l’agriculture. En se renseignant, les quatre associés ont découvert que les pépiniéristes et les horticulteurs rencontraient des difficultés à trouver de la main d’œuvre pour mener les opérations de manutention des plantes en pot.  « Nous avons donc conçu un robot adapté, que nous avons testé chez un pépiniériste du Val d’Oise, capable d’assurer ces tâches pénibles et répétitives ». Ce robot, baptisé Trooper, en est au stade du prototype avancé et il est actuellement présenté dans les salons professionnels spécialisés en France, tels que le FIRA et le SIVAL. « Nous débutons la commercialisation en 2019. L’année s’annonce importante, car nous devons également lever des fonds pour passer à l’étape de l’industrialisation ». Pour l’heure, l’équipe est hébergée dans les locaux du FabLab, LabBoite, au pied de la Préfecture.

 

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