Vie étudiante

L'inconnu de la semaine

Portraits d'étudiants artistes

Le principe est simple: chaque semaine, vous pourrez découvrir un nouveau portrait d'étudiant qui sera publié ici mais également sur la page facebook: https://www.facebook.com/faculture.cergy.
Chaque semaine, venez découvrir un nouveau visage, une nouvelle sensibilité avec ses envies, ses talents, et surtout sa propre culture ! Mieux connaître les étudiants, découvrir leurs nombreux talents souvent insoupçonnés, valoriser leurs expériences culturelles et artistiques au sein de l'UCP sont au cœur de ce projet.

Portrait n°1: Afroza

semaine du 13 au 17 Janvier 2014

Afroza Bui Duc Minh

Étudiante en Lettres modernes à l’université,  l’inconnu de ce début Janvier  est une étudiante toujours de bonne humeur, l’œil rieur, à la joie de vivre communicative. Lorsqu’on lui demande pourquoi elle a choisi les lettres, elle répond tout naturellement qu’elle voulait trouver un sens commun entre réalité et littérature, une manière pour elle de rapprocher le monde réel de l’imaginaire.

Au-delà de cet engouement pour la littérature, Afroza est avant tout une sportive née et elle a besoin de se dépenser ! Zumba, salsa, hip hop… En réalité, à l’université, c’est surtout la danse  qui la passionne et donne un sens à ses journées. Elle enchaîne cours, danse, cours, danse jusqu’au soir où elle rentre enfin chez elle. Loin d’être épuisée par cette cadence, elle est ravie de pouvoir faire de nouvelles rencontres grâce aux activités sportives proposées par l’université. Sociable et engagée, elle se plait à l’UCP.

Très attachée à ses origines vietnamiennes et indiennes, elle a choisit une toute nouvelle discipline qui démarre cette année : la danse traditionnelle indienne ou kahtak parce que cela fait partie de sa culture mais qu’elle ne connaissait pas. C’est une danse de l’Inde du nord. Elle, est du sud.

Plus que de belles rencontres, le sport à l’université lui ouvre de nombreuses opportunités : Elle a pu participer au Printemps de la danse, et a même eu l’occasion de partir quelques jours à Biarritz pour rencontrer d’autres universités et des professionnels du monde de la danse. Elle qui n’avait jamais vraiment osé sauter le pas et se lancer sur la scène, aujourd’hui c’est fait, et c’est sans regrets !

Bref, Afroza incarne la joie de vivre d’une étudiante à l’aise dans ses baskets, découvrant goulument le monde littéraire et ses possibilités, et même si son rêve de devenir organisatrice de mariages tient plus du domaine de l’évènementiel que du domaine des Arts, ses activités à l’université lui donnent motivation et confiance en soi pour construire son projet.

 

Camille Mourigeau

Portrait n°2: Alexandre Champion

semaine du 20 au 24 Janvier 2014

Alexandre Champion

Cette semaine, l’inconnu est un étudiant en droit au portrait atypique et à la personnalité riche.  Il se qualifie volontiers d’excentrique, tant sur scène que dans la vie, et c’est d’ailleurs un cercle sans fin puisque le théâtre à l’université nourrit son goût pour l’extravagance, d’où le fameux surnom du « mec en slip » qui lui colle à la peau depuis une fameuse représentation qu’il a donné l’an dernier avec la troupe Zon’art. Ça promet !

Droit dans ses santiags qu’il arbore fièrement, c’est un – grand – garçon plutôt sûr de lui, qui sait ce qu’il veut dans la vie : devenir chef d’entreprise. Et c’est bien la raison pour laquelle il est original ! Si le jour la rigueur de la licence de droit et l’envie de devenir chef d’entreprise sont ses leitmotiv, la nuit, sur scène, c’est un autre homme (en slip) !

Il avoue sans tabou que l’argent est la raison de son choix professionnel, mais s’il a intégré l’association de théâtre c’est avant tout par curiosité pour cette discipline qu’il ne connaissait pas et pour faire partie d’un groupe qui s’investit dans la vie culturelle de l’université. Bien qu’il ne soit jamais allé voir une pièce de théâtre avant d’intégrer la troupe, il entame déjà sa deuxième année avec  Zon’art et n’en tarit pas d’éloge. 

Je vous avais prévenu, la personnalité de cet étudiant inconnu a de multiples facettes : en plus de cette double casquette d’étudiant/ acteur, il participe à divers concours d’écriture pour son plaisir personnel et il adore le cinéma. Son dernier film-popcorn-coca à UGC : Sherif Jackson.

Et finalement, si l’on ne voit pas tout de suite le lien entre La licence de Droit et le théâtre, notre inconnu a quand même une explication : le théâtre avec Zon’art lui a permis de développer des capacités d’orateur (ce qui lui sera très utile dans son avenir professionnel) mais aussi de se sentir plus à l’aise pour prendre la parole en public - et ce, même en slip ! Après trois représentations avec Zon’art et sa participation à la Folle Nuit du théâtre universitaire, il est prêt à tous les challenges !

 

 

Camille Mourigeau

Portrait n°3: Audrey Devaux

semaine du 27 au 31 Janvier 2014

Audrey Devaux

La licence Lettres et Arts, vous n’en avez jamais entendu parler ? Demandez à notre inconnue de la semaine, elle vous en parlera avec passion ! Etudiante en 3ème année dans cette filière qui est en réalité presque un double cursus, cette étudiante est spécialisée en danse jazz mais elle est aussi danseuse contemporaine, classique, et la liste est encore longue.

 Ni réservée ni excentrique, c’est une étudiante  rêveuse et passionnée qui a commencé très tôt la danse (6 ans) et s’est vraiment investi dans cette discipline dès l’âge de 11 ans. Après un baccalauréat Littéraire parcours danse qui en disait déjà long sur ce double profil, elle entre à l’université de Cergy dans le but de se perfectionner en danse avec le conservatoire qui lui offre une place dans la compagnie du junior jazz ballet.

Conservatoire, danse classique, littérature... l’inconnue de la semaine serait-elle une petite fille sage et bien rangée ? Loin s’en faut ! Quand elle ne danse pas à l’université, elle prend aussi des cours de pôle dance : entre les courbatures et les piles de bouquins, elle trouve un peu de temps pour cette « bouffée d’air frais » nécessaire à son épanouissement. Et malgré ses 11 heures de danse par semaine au compteur, elle  trouve quand même le temps de peaufiner sa culture artistique grâce au Passe culture : le prochain Gary Stewart, le sacre du printemps, une compagnie brésilienne, Swan lake… elle ira tous les voir ! (ou presque).

J’oubliais... Si notre inconnue est étudiante à l’université, elle est aussi professeure de danse New style dans l’association Art’monie à Courdimanche.

Après sa licence, elle se voit bien danseuse – forcément me direz vous ! – dans une compagnie ou pour des clips, et quoi qu’il arrive, elle souhaite avoir un pied dans la gestion de festival, ou la création d’évènements culturels.

 

 

Camille Mourigeau

portrait n°4: Nicolas Clot

semaine du 3 au 7 Février 2014

Nicolas Clot

Ancien champion d’escrime, l’inconnu de la semaine est aussi étudiant en 3e année de droit, et cette année il endosse aussi le rôle de président de l’association sportive de l’université ; un poste à responsabilité. Mais ce n’est pas du tout un problème pour lui car voilà enfin un garçon que l’engagement ne fait pas fuir (avis aux amatrices) !

Passionné de sport depuis toujours, c’est tout naturellement qu’il rejoint l’association. Et puis, s’engager dans le cadre de l’université c’est bien plus sympathique et cela lui permet de garder un pied dans le milieu sportif et associatif le temps de ses études.

C’est certes, une manière d’intégrer le monde du travail et de se couper des études le temps d’un instant, mais l’association est aussi un atout relationnel. On y rencontre des étudiants de tous les UFR, de tous horizons qui ont une passion commune : le sport et la compétition sportive.

Investit, dynamique, et pugnace, notre étudiant inconnu prend son rôle de président très au sérieux mais n’oublie pas pour autant son statut d’étudiant et sa vie hors les murs de l’université. D’ailleurs, durant son temps libre, il sait laisser tomber l’épée au profit du papier : il aime la lecture, et particulièrement les romans contemporains.

Pour l’avenir, il s’imagine passer le barreau, mais aussi continuer à prendre des responsabilités dans le monde du sport associatif parce que cela lui tient à cœur.

Camille Mourigeau
camille.mourigeau @ u-cergy.fr

Portrait n°5: Adèle Clerfayts

semaine du 10 au 14 Février

Adèle Clerfayts

Notre inconnu de la semaine est en 3ème année de Licence de Lettres modernes, spécialité sciences du langage. Passionnée de littérature, c’était donc une évidence pour elle de choisir la voie littéraire mais pas seulement : c’est également pour pouvoir continuer à faire du théâtre – qu’elle pratique maintenant depuis 10 ans - qu’elle s’est inscrite à l’université de Cergy-Pontoise car  l’université offre de nombreuses opportunités pour les acteurs amateurs de faire valoir leur talent sur une scène.

 

Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle a profité de cette opportunité au maximum : après deux années passées avec l’atelier théâtre de l’université, elle est désormais un membre actif de la jeune troupe de théâtre Zon’art, mais elle monte également sur scène avec  l’option théâtre ! De quoi s’emmêler dans les personnages! En fait, ce qui lui plait c’est cette diversité de l’approche théâtrale qu’elle puise dans chacune de ses expériences. Avec l’atelier, elle se sentait vraiment impliquée puisqu’il y a une grosse part d’improvisation et donc d’investissement personnel : «  ça vient vraiment de nous et c’est ce qui me plait » me confie-t-elle. Avec la troupe Zon’art (principalement composée des étudiants de la promo de Lettres modernes, il faut bien le dire) notre inconnue se sent en famille, et ce sentiment d’appartenir à une troupe lui a également permis de proposer ses propres textes pour qu’ils soient joués sur scène lors des représentations. Avec l’option théâtre, le champ d’expression est moins libre mais le fait d’être encadrée  par des professionnels lui a permis de développer ses capacités et de découvrir des pièces qu’elle n’aurait peut-être jamais jouées autrement.

Mais l’étudiante mystère n’est pas une de ces artistes qui vit dans un univers parallèle et  bucolique, planant bien loin des réalités de ce monde ; elle pense aussi à son avenir et l’option lui permet de valider un niveau qu’elle pourra par la suite inscrire sur son CV.

Professionnellement, le théâtre est donc une belle opportunité, un petit plus sur son CV qui peut faire la différence mais pas seulement. Le théâtre lui a permis de mettre de côté sa timidité et même de faire naître en elle un certain esprit de compétition qu’elle ne soupçonnait pas ! La spontanéité et l’aisance à l’oral sont aussi des qualités qu’elle a développées pendant ces dix années de théâtres et elle a aussi découvert que le ridicule ne tue pas !

En dehors de l’UCP, l’inconnue – qui a encore du temps libre bien que cela semble impossible ! – met en pratique ses connaissances littéraires et théâtrales à travers l’écriture de poèmes, scénettes, et romans. En fin de compte, on peut dire qu’elle aime raconter des histoires, que ce soit sur scène ou sur papier ! L’écriture est pour elle une forme de thérapie : «  Je m’invente une vie lorsque la mienne ne me plait pas ». Le dernier film qu’elle est allé voir ? « Les garçons et Guillaume, à table ». Mais contrairement à ses goûts cinématographiques, au théâtre elle a un faible pour les pièces classiques, bien structurées, logiques et elle désapprouve le théâtre trop contemporain, bien souvent déjanté.

D’ici 5 ans, elle aimerait bien être comédienne au théâtre et jouer huit clos de Sartres et Ubu roi d’Alfred Jarry ou bien être professeure dans le secondaire.

 

Souriante, fofolle, rieuse, stressée, inventive, active, elle travaille dans la grande firme américaine bien connue pour ses hamburgers / frites et elle me confie que parfois, elle aimerait bien avoir quatre bras !

Aller, courage Adèle, c’est bientôt les vacances !

 

 

Camille Mourigeau

Portrait n°6: Aurélien Di sanzo

semaine du 17 au 21 Février 2014

Aurélien Di Sanzo

L’inconnu de la semaine est un étudiant licencié de langues étrangères appliquées à l’université de Cergy-Pontoise et il est actuellement en Master 1 MTIC.

De Tarantino à David Lynch en passant par Fincher et le cinéma français, l’étudiant inconnu est cinéphile, mais également mélomane : après avoir longtemps écouté du métal, il est passé au rock indépendant et il est lui-même musicien (guitariste plus précisément) depuis 7 ans. Il a également été live reporter dans l’association Esprit rock pendant 3 ans ce qui lui a permis de faire de belles rencontres avec des groupes nationaux et internationaux et des interviews dont il se souvient encore.

Mais ce qui le passionne le plus c’est l’écriture. Ce n’est pas seulement un moyen d’occuper son temps libre, c’est une vraie vocation : des ébauches de romans, des nouvelles, des articles, des chroniques musicales, des interviews pour des sites de musique… Bref, notre inconnu est un homme de mots ! Il a d’ailleurs participé au concours « la voix du poème » l’an dernier, et surtout, il a autoédité un recueil de poèmes intitulé Le linceul de nos existences. Actuellement il travaille sur un roman qui est d’ailleurs quasiment abouti (après 15 mois de travail, il était temps !) et qu’il compte envoyer à différentes maisons d’éditions dans l’espoir d’être enfin publié à compte d’éditeur.

Très inspiré par Baudelaire qu’il a découvert au lycée comme la plupart d’entre nous, il se met alors à la poésie.  A force d’en écrire, il distingue des thèmes récurrents, ce qui le pousse à réaliser un recueil en 4 temps : l’enfance, le malaise urbain (âge adulte), le statut du poète, et ce qu’il appelle « la vie après la vie ».  Son recueil flirt avec la mélancolie, la mythologie, l’ésotérisme, les tracas du monde urbain et la perte d’identité qui en découle parfois. «  Réussir à terminer un livre c’est gratifiant, c’est une fierté d’être arrivé au bout de l’aventure, d’avoir terminé quelque chose qui sort du cadre scolaire » me confie-t-il, et il est d’autant plus heureux car, après avoir auto édité son recueil, certains magazines de la région se sont empressés de l’interviewer et il a même reçu des lettres de ses lecteurs : une véritable réussite !

Un recueil déjà publié, un roman quasi achevé… l’inconnu de la semaine n’est pas pour autant à court d’idée : il travaille actuellement sur une nouvelle écrite à 4 mains avec une amie et fait partie du Jury étudiant du Roman des Etudiants France Culture - Télérama 2014.

Ses auteurs favoris ? Virginie Despentes dont il a lu tous les livres, Bukowski qui l’a inspiré pour écrire des nouvelles érotiques, Boris Vian et Last but not least, Charles Baudelaire qui est sans aucun doute le point de départ de son recueil.

De plus, la licence LEA qu’il a suivi à l’université de Cergy n’est pas sans rapport avec son activité d’écrivain : elle lui a aussi donné envie d’écrire en Anglais !

En plus de ses activités artistiques, il aime voyager, il a d’ailleurs passé un semestre en Finlande grâce à Erasmus et à l’université de Cergy.  Au-delà d’être une fantastique expérience humaine, ce voyage a également été le déclencheur de son nouveau roman dont l’intrigue se déroule…en Finlande ! Mais chuuuut… il n’est pas encore sorti.

Créatif et un peu déconnecté du monde, notre mystérieux étudiant est pourtant très concret lorsqu’il parle de son avenir : il aimerait devenir rédacteur web, un métier qui a le vent en poupe.

Camille Mourigeau

portrait n°7: Marine Lemonnier

semaine du 3 au 7 mars 2014

Marine Lemonnier

Notre inconnue de la semaine  s’était d’abord imaginée en LEA et puis elle a entendu parler un peu par hasard du parcours communication proposé dans la licence de lettres modernes à l’université de Cergy, et elle s’est finalement lancée !

Inscrite dans la troupe Zon’art dès la première année, cette étudiante a participé durant un an à toutes les représentations de la troupe et à la folle nuit du théâtre universitaire qui se déroule chaque année à l’université de Cergy-Pontoise et même si désormais elle ne fait plus partie de l’aventure Zon’art, elle reste malgré tout très intéressée par le théâtre et notamment le théâtre d’impro. Elle continue d’aller voir de nombreuses représentations avec le passe culture, mais elle va aussi au cinéma, voir des expos ou encore des concerts (ce qu’elle préfère) : de Coldplay à Eminem, notre inconnue aime à peu près tout ! Ce qui lui a plu d’abord dans cette aventure théâtrale c’est l’opportunité de rencontrer des gens, de pouvoir s’amuser tout en apprenant à jouer un rôle. Mais monter sur scène lui a surtout permis d’être plus sûre d’elle à l’université et  dans la vie de tous les jours. Le théâtre est pour elle avant tout un moyen d’expression et de communication à part entière.

Depuis quelques temps, en plus de ses activités à l’université, elle consacre son temps libre à rédiger des articles pour son blog http://histoiredeuxsoeurs.wordpress.com/ qu’elle tient avec sa sœur.  Cette nouvelle expérience lui permet de partager son goût pour la mode d’une manière ludique.

 De plus, en véritable jeune femme active, elle travaille au service du développement culturel de l’université ce qui lui permet de découvrir un peu mieux le monde de la culture et de la communication. Des chroniques pour la radio RGB, les universités ouvertes à organiser, les spectacles à promouvoir, la communication de la 33 Tour … Bref, notre mystérieuse étudiante n’arrête pas une minute !

En ce qui concerne l’avenir, l’inconnue de la semaine, comme de nombreux étudiants, a parfois l’impression d’être un peu : devenir organisatrice de mariages ou bien chargée de communication ? Ou peut être bien rédactrice au sein d’un magazine… S’il  y a une chose dont elle est certaine, c’est qu’elle souhaite travailler entre les mots et la mode.  

 

Camille Mourigeau

Portrait n°8: Amélie Bourmeau

semaine du 10 au 14 mars 2014

Amélie Bourmeau

Etudiante en première année de LEA Japonais/ anglais, l’inconnue de la semaine est une amoureuse des langues mais surtout des cultures et notamment celle du Japon. Mangas, musique, civilisation, langue… Tout ce qui concerne le pays de près ou de loin l’intéresse et c’est la raison pour laquelle elle a choisi cette filière.

Outre ce goût prononcé pour les langues, elle est aussi passionnée de théâtre, une discipline qu’elle pratique depuis 5 ans. D’abord au lycée, mais également en club, elle a désormais intégré la troupe de l’option théâtre de l’université de Cergy -Pontoise, dirigée par Elise Arpentinier. Au théâtre elle aime particulièrement jouer la carte de la nouveauté en interprétant par exemple des personnages de pièces qui n’ont pas encore été jouées en France ce qui lui permet d’avoir un œil neuf sur la manière d’endosser le rôle. Elle aime participer à la création d’un personnage.

La culture japonaise, le théâtre… c’est déjà bien, mais notre inconnue n’a pas fini de nous surprendre : elle fait aussi partie de la troupe de cirque « cabaret passion », une association bénévole où elle pratique notamment le bâton du diable et le diabolo depuis 13 ans. Avec la troupe, elle a ainsi eu l’occasion de participer au téléthon ou encore à la fête du bœuf gras mais ils se produisent aussi sur scène à la fin de l’année.

En ce qui concerne sa formation en langues à l’université, le théâtre l’a beaucoup aidé à parfaire sa diction et à articuler, ce qui, quand on étudie les langues, est un atout non négligeable. Si le théâtre lui apporte une certaine liberté de parole et un contrôle de sa diction, le cirque lui a également permis de se libérer physiquement. Elle me confie qu’avant d’intégrer la troupe, elle avait déjà du mal à tenir en équilibre sur ses pieds ! Paradoxal pour une férue de cirque ! Au-delà de cet aisance physique, le club de cirque est aussi pour elle un moment de détente dans une atmosphère familiale et c’est ce qui lui plait : « il n’est pas nécessaire d’avoir un super niveau, ce n’est que pour le plaisir et souvent ceux qui y entrent à 5 ans sont encore là à 25 ».

Toujours plus surprenante, cette étudiante est aussi écrivain amateur : poèmes, chansons, nouvelles, romans… Même si ses goûts littéraires sont très hétéroclites elle a un penchant pour le romantique adolescent, le fantastique, mais surtout pour Harry Potter qui a déclenché ce goût pour la lecture et l’écriture. Et pour couronner le tout – je vous promets qu’après c’est fini, elle n’est tout de même pas une sur-femme mais elle nous donne presque des complexes ! – elle prend aussi des cours de piano depuis 3 ans avec un professeur particulier. Elle se décrit comme une passionnée mais aussi comme une fille éparpillée et on la comprend avec toutes ces activités ! Son rêve ? Parler couramment sept langues et travailler dans le journalisme culturel… Et dans un monde utopique, elle souhaiterait vivre de ses écrits… Et on lui souhaite !

Camille Mourigeau

portrait n°9: Angelo Riccell Piovischini

du 17 au 21 mars 2014

Cette semaine l’inconnu de la semaine nous vient de loin puisqu’il est …Brésilien !

L’inconnu est un étudiant brésilien de 33 ans : là-bas il est en quatrième année de lettres et français  mais il est également professeur d’anglais, une double casquette étonnante et peu commune ! Mais il n’a pas fini de vous surprendre car si on fait bien le calcul, cela signifie qu’il parle déjà couramment 3 langues : le portugais, le français et l’anglais qu’il enseigne. Trois langues, trois raisons d’être envieux ! Et ses capacités linguistiques ne s’arrêtent pas là : il parle également espagnol et italien. Ok, clairement on a encore des progrès à faire nous ! En plus de cette double activité, il est également ce qu’on appelle un « conlanger ». Devant mon air dubitatif, il m’explique qu’il n’y a pas de mot équivalent en français car c’est un mot international mais que cela signifie qu’il est en quelque sorte un chercheur qui crée des langues (par exemple, pour les films comme « Star Wars », les langues sont crées de toute pièce par des « conlanger »).

En  France depuis maintenant 4 mois, il est inscrit en lettres modernes pour suivre des cours de littérature – ce dont il est passionné – et pour améliorer son français qu’il qualifie de « moyen » puisqu’il n’arrive pas encore à comprendre « le langage des ados» . Il est loin de s’imaginer que parfois, nous aussi on est largués !

Tombé amoureuxde la langue française et de notre belle littérature, il pense également – comme beaucoup de brésilien – que la France a une position importante dans la politique et dans la culture mondiale c’est la raison pour laquelle il a choisi de venir voir par lui-même !

Au Brésil, notre inconnu fait également partie de la chorale de son université (l’université d’Etat de Feira de Santana). Bien conscient des stéréotypes véhiculés dans le monde entier au sujet de la culture au Brésil, il prend tout cela sur le ton de l’humour et nous explique que non, il ne danse pas la samba et ne pratique pas la capoeira !

En dehors de sa vie de prof et d’étudiant, l’étudiant mystère est aussi poète. Il lit beaucoup de poésie française notamment Baudelaire et Victor Hugo mais il en écrit également, en portugais, parfois en espagnol et même en français. Ses thèmes de prédilection : la guerre, la politique, l’amour (voire même l’érotisme). Il publie la plupart de ses poèmes sur son blog http://riccell.tumblr.com et va même jusqu’à dénonce la politique de corruption du Brésil dans des articles en ligne.

Si pour lui l’anglais est une langue « obligatoire » avec la mondialisation, c’est une langue qui ne l’inspire pas pour écrire et il préfère le français qu’il trouve particulièrement poétique. Il a un faible pour  les langues latines en général. Pour lui c’est un moyen d’exprimer son intériorité, une tentative pour comprendre le monde extérieur, et il qualifie la poésie de « chose qui nous épuise et nous inquiète, une manière de dire la tristesse, la révolte, la joie et la sensualité ». 

Le fait d’écrire lui apporte aussi une forme de respect, de reconnaissance de ses élèves, de ses amis mais également de la société en général. Il n’attend pas de cette activité une forme de rétribution économique : pour lui la poésie est avant tout une forme de résistance face au capitalisme.

Pour lui ce qui prime avant tout dans la vie c’est l’amitié : « L’amitié est le sanctuaire de l’âme» me dit-il – en français, s’il vous plait ! Pas mal la maîtrise du français pour quelqu’un qui trouve que son niveau est « moyen » !

Curieux, timide, il est aussi très bavard mais c’est, selon lui, un bavardage positif car il pratique ce qu’il appelle du « bavardage culturel »et finalement, on peut aussi dire que notre inconnu est un petit comique: « Je suis gémeau donc intéressé par tout, je suis juste très curieux ! ».

Le mot de la fin : « sans poésie la vie serait un peu plus insupportable et insurmontable donc il faut faire de la résistance avec la poésie face au capitalisme misérable qui tue les gens ».

 

Camille Mourigeau

portrait n°10: Marine Février

semaine du 24 au 28 mars 2014

Marine Février

L’inconnue de la semaine est une fille et elle est étudiante en L2 de droit à l’université de Cergy-Pontoise. C’est d’abord avec un rêve de petite fille qu’elle s’inscrit à l’université : devenir procureur de la république – rien que ça ! – mais aussi rêveuse que réaliste, arrivée à l’université elle prend conscience de la difficulté d’atteindre un tel poste. Si, comme beaucoup de lycéens ou jeunes étudiants, elle s’imaginait à son entrée en première année que la fac de droit conduisait seulement au métier d’avocat, elle découvre au cours de son parcours que le cursus qu’elle a choisi est assez varié : notaire, avocate, magistrate, dans des entreprises, dans un tribunal… Les postes sont nombreux et variés à la sortie du master !

En parallèle, elle fait aussi partie de l’atelier théâtre de l’université ce qui lui permet de rencontrer des gens aux univers tous bien différents et qu’elle n’aurait sans doute pas eue l’occasion de connaitre autrement. Faire du théâtre, ce n’est pas une nouveauté pour notre juriste : elle l’a déjà beaucoup pratiqué au lycée, et la plupart de ses sorties culturelles sont consacrées à cette activité. Elle aime surtout le théâtre classique de Molière à Marivaux, et elle a du mal à considérer le théâtre contemporain comme du théâtre. Monter sur scène lui permet également de se sentir plus confiante, et de gagner en aisance vocale ce qui est très utile pour les exposés, et puis pour son avenir. Pour notre inconnue, le théâtre c’est comme le sport : c’est une activité qui lui permet de se vider la tête, et d’être plus détendue…

Mais l’étudiante mystère a encore une corde à son arc, qui je pense, vous mettra la puce à l’oreille : elle fait partie du BDE Portalis, ce fameux BDE de droit qui organise soirées, visites culturelles pour les étudiants de droit, concours de plaidoirie, voyages, weekend d’intégration et j’en passe. Faire partie du Staff du BDE, c’est une grosse responsabilité mais c’est aussi la possibilité de s’ouvrir aux autres (et encore une fois de voir de nouvelles têtes). Elle a vraiment le sentiment d’avoir beaucoup mûrie depuis qu’elle est entrée au BDE.

De Marc Levy  à Agatha Christie en passant par Flaubert, cette étudiante est aussi une lectrice – et oui, en droit on ne lit pas seulement le code civil ! – elle a même lu toutes les pièces de Molière et me confie un petit secret « j’avoue que quand j’étais petite j’étais fan du club des 5 ! ». No worries, on ne te blâmera pas ! Le dernier film qu’elle est allé voir ?  « Le loup de Wall street » et elle a adoré.

Après quelques moments de doutes – comme 99.9% des étudiants, ne nous mentons pas – et de remises en question, l’inconnue de la semaine a pris conscience d’une chose : «  ce semestre j’ai appris que quand on veut on peut ». En ce qui concerne l’avenir, elle a encore le temps d’y réfléchir puisqu’elle n’est qu’en deuxième année, mais elle sait déjà qu’elle aimerait travailler comme notaire, avocate pénaliste ou magistrate dans le meilleur des cas. Si le théâtre est très important pour son épanouissement personnel, elle ne se voit pas en faire un métier parce que c’est une activité trop difficile, trop aléatoire et qu’elle ne voudrait pas en être dégoûtée pour des raisons financières : le théâtre doit rester une passion.

 

 

Camille Mourigeau

Portrait n°11: Thibaut Tupler

semaine du 31 mars au 4 avril 2014

Thibaut Tupler

Tête en l’air, bavard et rêveur, l’inconnu de la semaine suit le fil de ses pensées, même si nous, on n’arrive pas toujours à le suivre ! Inscrit en 3ème année de Licence de Lettres modernes, le sac à dos sur une épaule comme s’il était toujours prêt à partir, notre inconnu est l’étudiant « arty » par excellence.  Jeune écrivain, acteur amateur, scénariste en herbe, professeur de tennis et musicien à ses heures perdues, il est le touche-à-tout de la promo 2014 !

Ses choix à l’université sont le reflet de cette personnalité foisonnante : d’abord dans l’option théâtre en première année puis en s’inscrivant comme membre à part entière dans la troupe Zon’art, il collabore avec les créateurs de la troupe pour enrichir les textes. Ecrire, mettre en scène, jouer ... Il cherche à faire vivre et nourrir son imaginaire à travers le théâtre. L’université lui a d’ailleurs donné l’occasion de monter sur scène à plusieurs reprises : à la folle nuit du théâtre universitaire, en représentation avec Zon’art  et même avec sa guitare pour le « Language day » de l’université.

Hors les murs de l’université, il passe donc beaucoup de temps un stylo à la main : des courts-métrages, du rap, de la poésie, des paroles de musique, des scénarios, des nouvelles... Mais parfois c’est aussi une raquette, une trompette ou encore un appareil photo qu’il tient ! Avec son collectif Elephant Inc il explore tous les domaines de la création.

Littérature, musique, théâtre...l’étudiant mystère est un fou de culture, à tel point qu’il peut regarder jusqu’à 4 films par jour !

 Il estime lui-même vivre une vie de « bohême ». Sans aucune hésitation, «  quand il sera grand » il sera écrivain, et on comprend bien que pour lui, la création c’est le moyen d’exister, de prendre un peu de recul face au monde qui l’entoure et qui ne répond pas toujours à ses attentes.

 

Camille Mourigeau