Vie étudiante

Aurore, au cœur des préoccupations étudiantes

08.03.2019

Aujourd’hui en master droit des affaires, Aurore Khan* a fait toutes ses études à #UCP. Impliquée dans des activités extra-scolaires associatives mais aussi dans des mandats électoraux, elle rêve d’être avocate. En ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, nous l’interrogeons sur son engagement auprès des étudiants de l’Université de Cergy-Pontoise.

Aurore, au cœur des préoccupations étudiantes

Quand Aurore était plus jeune, elle était déjà déléguée de classe ou élue en conseil. Une sensibilité d’abord mise de côté lors de son passage dans l’enseignement supérieur : « Quand je suis arrivée à l’Université de Cergy-Pontoise, j’ai voulu me consacrer à mes études. Mais je n’ai pas résisté longtemps : dès la L2, j’ai intégré la Fédération UCP en tant que responsable à la communication ». C’est le début de ses premiers mandats en conseil d’UFR (unité de formation et de recherche). « J’ai adoré mon rôle, tellement que je me suis représentée cette année en suppléante. Chaque sujet nous touche particulièrement car nous sommes nous-même au cœur des sujets, en tant qu’étudiant de l’UFR, à la différence d’autres conseils plus éloignés. »

 Etre élu étudiant, cela représente quoi pour vous ?

Je siège dans plusieurs conseils, presque une fois par semaine. Entre le conseil d’administration de l’université, la commission des moyens, la CFVU (commission de la formation et de la vie universitaire), les conseils d’UFR et autres réunions de préparation… Cela peut sembler énorme, mais le gros du travail est déjà d’y assister. Je fais ensuite des allers-retours sur les sujets traités à mes collègues élus et les étudiants représentés. On fait beaucoup de relationnel en dehors des conseils : c’est l’aspect que je préfère, cette facette humaine de la représentation des étudiants.

Questionnez-vous les questions de parité dans les études ?

Dans les conseils, on parle rarement de la parité Femmes/Hommes. Je n’ai jamais été encore confrontée à ces problématiques. C’est un enjeu majeur du XXIe siècle, mais il est plus important et délicat après nos études universitaires, lorsque l’on est confronté à l’intégration et l’évolution de nos carrières dans des contextes beaucoup plus inégalitaires selon les sexes que ce n’est le cas à l’université.

Vous êtes aussi très impliquée dans la consultation étudiante lancée le mois dernier …

La consultation étudiante est un outil efficace pour une meilleure représentation étudiante. Avec ses différents sites, notre université est grande, ce qui rend la représentation de certains étudiants plus compliquée. La consultation en ligne permet justement de contourner l’obstacle de la distance et du nombre. La France change, et si l’université suit ou crée sa propre évolution, cela ne pourra pas se faire sans les étudiants. Nous voulons laisser un temps de parole pour chaque étudiant, pour qu’il apporte sa vision pour une université meilleure, construite ensemble. La représentation, ce n’est pas seulement parler au nom d’une communauté, mais c’est surtout lui laisser la parole afin de savoir mieux la représenter. A l’Université de Cergy Pontoise, cela se fait par la consultation. 

En tant que déléguée au vice-président étudiant, que souhaiteriez vous voir mis en place à l’UCP ?

(Le délégué au vice-président étudiant (DVE) est un élu qui soutient le vice-président étudiant sur certaines questions, comme les formations, la vie étudiante ...) 

J’aimerais voir se développer une université d’été. Actuellement dans les conseils, nous parlons d’une nouvelle approche d’évaluation par les compétences, comme par exemple valider une compétence quand on le souhaite, et même essayer chaque année de progresser sur une matière de nos années antérieures. Le problème, c’est que l’on ne peut pas changer l’évaluation sans changer le fonctionnement du système de base. Une université d’été pourrait à la fois prévoir de nouveaux enseignements d’ouverture ou de spécialisation mais aussi cette possibilité de revoir et rattraper une compétence comme c’est le cas pour les rattrapages actuellement. Si on veut parler en termes de compétence,  il me semble normal de pouvoir laisser l’opportunité aux étudiants de réussir à s’améliorer jusqu’à l’obtention de la compétence. 

 * Aurore Khan est adjointe au vice-président à la formation et élue au conseil d'administration de l'Université ainsi qu'au conseil de l'UFR de Droit.

Partager :