Vie étudiante

Cindy, la promotion girl power

Cindy, étudiante entrepreneur

08.03.2019

Avec son statut d’étudiant entrepreneur, Cindy Harimanana a le projet de créer une entreprise de développement d’applications mobiles. En ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, nous l’interrogeons sur la place des femmes dans le milieu de l’entrepreneuriat.

Cindy, étudiante entrepreneur

 Quel projet entrepreneurial menez-vous depuis quelques mois ?

Je me lance dans la bibliothérapie, ce concept consiste à soigner le stress, le mal-être par la littérature. Mon idée est de développer une application pour smartphones où chaque jour, en fonction de notre humeur et de nos contrariétés, une citation littéraire nous serait proposée pour nous aider aller à mieux. Je cible principalement les lycéens car j’ai très envie de les réconcilier avec les livres. Pour financer cette initiative, j’aimerais établir des partenariats avec des distributeurs de livres qui pourraient indiquer des liens pour acheter l’ouvrage dont est extraite la citation.

 Etes-vous aidée dans vos démarches ?

Comme je bénéficie du statut d’étudiant entrepreneur du PEPITE Vallée de Seine, j’ai accès à un webinar hebdomadaire où des conférenciers de qualité nous apprennent le référencement sur les moteurs de recherche, la stratégie de communication, la négociation... J’ai également la possibilité de m’adresser au référent de l’UCP, Jérémy Thierry, qui m’aide à réaliser un business plan et à me poser les bonnes questions pour avancer dans mon projet. Le réseau PEPITE organise aussi des rencontres avec des entrepreneurs accomplis qui nous donnent de précieux conseils pour la suite. Je suis très encadrée, j’ajoute que deux enseignants (Mona De Sa et Dominique Dufour) de mon master Ingénierie de l’édition et de la communication m’accompagnent dans ce projet.

Est-ce plus difficile pour une jeune fille de réussir à créer une entreprise que pour un jeune homme ?

A ce stade, je n’ai pas senti d’obstacles liés à mon genre. Je n’ai pas encore rencontré les potentiels financeurs, on verra. Pour le moment, à l’université, je constate que les filles et les garçons sont logés à la même enseigne. Dans mon master, qui est dirigée par une femme, la promotion est même « girl power ». On se sent forte. En revanche, je sais que les femmes n’ont pas toujours les mêmes droits que les hommes dans le monde du travail. J’appartiens à un groupe Facebook féminin qui met en avant la créativité des femmes et qui aide les femmes à accéder aux postes à haute responsabilité. Pour moi, être une femme est un moteur pour entreprendre professionnellement.

Vous n’avez jamais été victime de discrimination de genre ?

Au collège, j’ai été très marquée par les cours d’EPS. J’étais championne de badminton et je battais les garçons. Certains me surnommaient « l’homme » car j’étais capable de les battre au badminton. Ils n’acceptaient pas qu’une fille puisse être plus forte qu’un garçon. Lorsque l’on veut s’imposer sur un terrain de sport ou dans le monde du travail, le piège pour une femme est de se comporter comme un homme. A mon sens, une femme qui réussit doit rester une femme à part entière.

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